21/01/2016 17:04
L'Europe et ses crises - réfugiés, attentats, institutions - est le 21 janvier au menu du Forum économique de Davos, avec la venue dans le village suisse des Premiers ministres britannique et français, et un débat très attendu entre le Grec, Alexis Tsipras, et le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble.
>>Croissance en péril, attentats, crise migratoire au menu du premier jour

Le vice-président américain Joe Biden le 20 janvier à Davos.
Photo : AFP/VNA/CVN

C'est un "message d'alerte" sur l'Europe que doit lancer dans la matinée Manuel Valls.

Le Premier ministre français insistera, selon son entourage, sur trois sujets : terrorisme, avenir du projet européen et plus classiquement, l'attractivité économique et les réformes en France.

"Face à la gravité et l'ampleur des défis européens, avec une année 2016 de tous les dangers" (crise des réfugiés, menace terroriste, panne du projet européen), "il faut évidemment que les réponses et les méthodes soient à la hauteur", a résumé un conseiller.

"Il faut d'une certaine manière aussi que l'Europe s'habitue à vivre dans une forme d'état d'urgence, non pas dans le sens de l'état d'urgence instauré en France après les attentats, mais pour répondre avec les délais qui soient à la hauteur des crises qui l'affectent. L'Europe doit se ressaisir".

Davos est "un endroit où il faut être", a estimé mardi 19 janvier Manuel Valls à la télévision suisse RTS. "Il n'y a pas de problème entre la gauche, l'économie et l'entreprise, et Davos. Ce sont des débats anciens, dépassés", selon le Premier ministre.

Le Premier ministre Manuel Valls lors des questions au gouvernement le 20 janvier à l'Assemblée nationale à Paris. Photo : AFP/VNA/CVN

Le dirigeant français doit aussi s'exprimer lors d'une table ronde sur l'Europe à laquelle participeront également le Premier ministre grec Alexis Tsipras et le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble, dont la posture intransigeante vis à vis d'Athènes avait porté la crise grecque à son paroxysme en 2015.

Athènes vient d'accepter la participation du FMI au nouveau plan d'aide à la Grèce, renonçant ainsi à tenir tête plus longtemps aux adeptes de la rigueur, dont l'Allemagne est la chef de file.

Athènes a accepté en juillet un troisième plan d'aide internationale en cinq ans, d'un montant de 86 milliards d'euros, et s'est engagée en contrepartie à lancer de nombreuses réformes économiques et sociales, dont certaines ne se font pas sans heures, comme celle des retraites, qui entraîne une grève en Grèce.

Le Premier ministre britannique David Cameron le 18 janvier à Londres.
Photo : AFP/VNA/CVN
M. Tsipras a rencontré  le 20 janvier le Commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici pour débattre du projet de réforme de ces retraites présenté par Athènes.

Brexit

Le Premier ministre conservateur britannique David Cameron pourrait lui s'exprimer sur le "Brexit", l'éventuelle sortie de l'Union européenne.

Le résultat du référendum sur cette question est "plus imprévisible que jamais", a reconnu le 19 janvier devant le Parlement européen le président du Conseil européen, Donald Tusk, qui tentera en février d'arracher un accord aux chefs d'Etat et de gouvernement sur les réformes demandées par Londres pour rester dans l'Union.

"Le temps est compté, c'est pourquoi je vais travailler dur pour parvenir à un accord en février. Ce ne sera pas facile, mais c'est encore possible", a-t-il ajouté.

David Cameron a formulé des demandes dans quatre domaines, auxquelles il souhaite avoir des réponses avant d'organiser un référendum sur le maintien de son pays dans l'UE, peut-être dès l'été prochain.

Le point le plus controversé concerne les aides sociales aux immigrants issus de l'UE : le Premier ministre britannique voudrait imposer un moratoire de quatre ans avant tout versement.

Le dossier avance, mais "il n'y aura pas de compromis sur les valeurs fondamentales comme la non-discrimination et la liberté de circulation", a prévenu M. Tusk.

Des membres du Labour, le principal parti d'opposition britannique, ont lancé mercredi une campagne pour le Brexit, à contre-courant de la ligne du parti.

Promise d'ici à la fin 2017 par David Cameron, le référendum pourrait se tenir dès 2016, notamment en cas d'accord lors d'un sommet les 18 et 19 février à Bruxelles sur les négociations en cours entre l'UE et l'exécutif britannique.

M. Cameron, qui mène ces négociations, a indiqué qu'il ferait campagne pour le maintien du Royaume-Uni au sein de l'UE, à condition d'obtenir une série de réformes.
 
AFP/VNA/CVN



 
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