31/01/2021 16:21
Avec des staffs pléthoriques et spécialisés comme dans des clubs professionnels de football, de basket ou de football américain, les grands noms de l'esport perfectionnent leur entraînement pour être plus performants dans un secteur ultra-compétitif.
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Team Liquid contre Cloud9 lors de la finale de la Ligue nord-américaine de League of Legends, en septembre 2018 à Oakland. Photo : AFP/VNA/CVN

"C'est certainement un peu plus petit que, disons, une équipe de la NBA (basket) ou de la NFL (football américain), mais je ne pense pas que ce soit si différent d'être un entraîneur dans les sports traditionnels", souligne Josh "Jatt" Leesman.

Salarié de la structure Team Liquid, basé en Californie, ce Canadien est l'entraîneur en chef de l'équipe qui participe à League of Legends (LoL), un jeu lancé en 2009 mais qui reste à la pointe des tendances en matière d'esport.

Son staff compte entre cinq et six entraîneurs, dont un analyste, un expert en stratégie et une sorte d'entraîneur positionnel.

Il y a moins de dix ans, voir une équipe d'esport bénéficier des services d'un entraîneur pouvait sembler incongru, mais désormais installé partout sur la planète, l'esport s'est rapidement professionnalisé avec des équipes et des compétitions pesant plusieurs millions de dollars.

"Il n'y a pas vraiment eu beaucoup d'adultes pour entraîner des équipes. La plupart du temps, ce sont des enfants qui entraînent des enfants", note-t-il.

Pour Arnold Hur, directeur de l'exploitation de la structure sud-coréenne Gen.G, qui possède également une équipe de League of Legends, un défi particulier pour les entraîneurs, aussi jeunes soient-ils, est l'âge de leurs joueurs.

"Figure de grand frère"

"Je pense que nous nous souvenons tous, quand nous avions 18, 19 ou 20 ans, à quel point il aurait été difficile de nous gérer", explique Hur.

Il existe de nombreux points communs avec les sports dits traditionnels au niveau de l'entraînement comme la tactique, le travail d'équipe, la formation et la sélection du staff.

Mais en général, dans l'esport, une fois que l'action commence, l'entraîneur ne peut pas être sur la ligne de touche pour crier des instructions aux joueurs ou même être dans leur champ de vision.

Pour Leesman, le fait de ne pas pouvoir interagir avec ses joueurs au plus fort de la bataille "est plus stressant que tout".

Leesman et Hur envisagent dans un futur proche de mettre en place des staffs techniques plus importants, avec plus de spécialistes, afin d'obtenir un avantage, le plus minime soit-il, dans un domaine où chaque milliseconde compte.

AFP/VNA/CVN
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