13/09/2018 19:22
"Les élites féminines dans l’espace francophone", tel était le thème d’un colloque tenu les 11 et 12 septembre à Erevan, la capitale arménienne. Une occasion pour promouvoir l’image des femmes francophones.
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Vue générale du colloque "Les élites féminines dans l’espace francophone".

Organisé conjointement par l’Institut international pour la Francophonie et l’Université française en Arménie (UFAR), le colloque était placé sous les auspices de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF).

S’inscrivant dans le cadre des évènements en l’honneur du XVIIe Sommet de la Francophonie, qui se tiendra à la mi-octobre en Arménie, cette réunion visait à mettre en évidence la densité et la diversité des approches autour de problématiques d’actualité: femmes, Francophonie et élites.

La manifestation a réuni une vingtaine de personnalités qui sont femmes politiques, économistes, journalistes, universitaires, chercheuses, actrices sociales… venant d’Afrique, d’Asie, d’Europe et du Canada, reflétant ainsi la diversité de la Francophonie à l’échelle mondiale.

En abordant la problématique de l’élite sous le double angle du genre et des enjeux géopolitiques et culturels francophones, le colloque se situait au croisement de plusieurs champs disciplinaires des sciences humaines et sociales tels que sociologie, psychologie sociale, histoire, gestion-économie, science politique, droit, etc.

Les présentations scientifiques, les témoignages personnels et les débats se sont concentrés sur des thèmes majeurs de la communauté francophone comme enjeux sociopolitiques, impacts des élites féminines, leur rapport à la langue française...

Élites féminines françaises considérées comme actrices de la Grande Histoire, transition démocratique liée à l’égalité des femmes tunisiennes, émergence d’un leadership féminin dans l’agriculture au Burkina Faso, impacts des élites féminines arabes dans la sphère publique… Autant d’interventions qui ont réussi à éclaircir l’état des lieux, à définir les enjeux sociopolitiques des élites féminines dans l’espace francophone, leurs impacts dans le maintien et la transformation des valeurs sociales ainsi que leurs rapports à la langue française.

La secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, prend la parole au colloque.

Une table ronde autour du thème "Les femmes francophones doivent-t-elles s’imposer pour réussir?", avec la présence exclusive de la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, a particulièrement attiré l’attention du public.

Ces deux journées chargées d’expériences et de témoignages vivants ont intéressé un grand nombre d’étudiants de l’UFAR.

"La Francophonie se vit au quotidien avec 274 millions de locuteurs de français. Mais la Francophonie transcende la maîtrise d’une langue en véhiculant un ensemble de valeurs humanistes et universelles. Parler d'+élites+, qui plus est +féminines+, semble alors dans ce contexte paradoxal. +Faire partie des élites+ est fréquemment entendu avec une connotation péjorative". Tel était le message que l’UFAR a voulu faire passer à ses étudiants à cet évènement, avec comme ambition de "démystifier le terme, l’approcher comme un objet d’études interdisciplinaire non empreint de subjectivité".

Michaëlle Jean promeut
les valeurs élitaires féminines


"Le combat des femmes pour leurs droits, pour le bien de l’ensemble, chacune des conquête des femmes au fil de l’histoire a été pour le plus grand bénéfice de la collectivité", a insisté la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean.

 Des intervenantes au colloque.

"Lorsque nous, les femmes, réclamons le libre arbitre, la liberté de choisir, la liberté de mouvement, le droit de parole et de participation, le droit de vote, l’accès à l’éducation et à toutes les professions et à tous les lieux où les décisions se prennent, le respect de notre intégrité physique et psychologique, le droit de sécurité à toute heure du jour ou de la nuit, en tout lieu, c’est toujours pour des société plus justes, plus exclusives, plus égalitaires, plus productives", a-t-elle affirmé.

D’après Michaëlle Jean, lorsque les femmes revendiquent des droits, ce qu’elles veulent, c’est une émancipation générale des sociétés plus dynamiques. Donc, il est possible de dire qu’elles avancent dans la bonne direction.

Dans le cadre de sa visite officielle en Arménie du 11 au 13 septembre, Michaëlle Jean a également participé à la XIe Conférence des organisations non gouvernementales, nationales et internationales (OING) de la Francophonie, qui rassemble, du 12 au 14 septembre, 127 OING et ONG nouvellement accréditées.

Sa visite en Arménie vise à faire le point sur l’organisation du XVIIe Sommet de la Francophonie, évènement majeur qui rassemblera les 11 et 12 octobre 2018 les chefs d’État et de gouvernement membres de l’OIF.

Cette plus grande organisation de la Francophonie compte 58 États et gouvernements membres, et 26 pays observateurs.
 
Texte et photos: Thu Hà Nguyên/CVN
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