29/09/2019 16:59
La mondialisation s’accompagne d’une plus grande mobilité des populations et par conséquent d’un surcroît de travailleurs migrants. Aujourd’hui, ceux-ci contribuent aussi bien à la croissance de leur pays d’accueil qu’à celle de leur pays d’origine. 

>>Conférence des ministres du Travail : pour protéger les travailleurs migrants
>>L'ASEAN prête attention aux intérêts des travailleurs migrants
 

 
La réunion du 17 septembre dernier à Siem Reap (Cambodge) entre les ministres du Travail du Cambodge, du Laos, du Myanmar, de Thaïlande et du Vietnam. Photo: VGP/CVN


C’est pour cette raison que les cinq pays de l’ASEAN qui partagent des frontières terrestres (Cambodge, Laos, Myanmar, Thaïlande et Vietnam) s’efforcent de protéger ces travailleurs migrants.

Afin de réglementer les déplacements des personnes qui sillonnent l’ASEAN à la recherche d’un emploi, les ministres du Travail du Cambodge, du Laos, du Myanmar, de Thaïlande et du Vietnam ont décidé de se réunir tous les deux ans depuis 2015 pour évaluer la situation et discuter des politiques mises en place. Leur dernière rencontre, la troisième du genre, a eu lieu le 17 septembre dernier à Siem Reap, au Cambodge.

Des règlementations qui évoluent…

Malgré des différences de législations et de conditions socio-économiques, les cinq pays aséaniens précités ont en commun de vouloir œuvrer au bien-être des travailleurs migrants. Aussi ont-ils convenu d’échanger des informations et de mettre en œuvre des dispositifs permettant de gérer les flux migratoires et de garantir la sécurité sociale.


 

Environ 76.000 Vietnamiens travaillent aujourd’hui au Cambodge, au Laos, au Myanmar et en Thaïlande. Photo : DDK/CVN


"Les habitants des provinces frontalières préfèrent travailler dans des pays où les conditions de travail et de vie sont meilleures que chez eux. Seulement, la plupart d’entre eux sont des travailleurs non qualifiés. Alors il faut faire en sorte qu’ils puissent bénéficier de la sécurité sociale comme s’ils travaillaient dans leurs pays d’origine", nous explique Doan Mâu Diêp, le vice-ministre du Travail, des Invalides de guerre et des Affaires sociales.

Les cinq pays ont commencé à numériser des données et proposer des services en ligne aux travailleurs migrants, lesquels peuvent désormais avoir accès à des permis de travail électronique, condition sine qua non pour pouvoir ensuite prétendre à l’assurance maladie et à la sécurité sociale.

"Beaucoup de pays utilisent des systèmes numériques pour gérer les travailleurs. Le Vietnam a aussi mis en place des systèmes de ce genre qui permettent de promouvoir la stabilité de l’emploi et la protection des droits de travailleurs", précise Doan Mâu Diêp.

… au Vietnam comme ailleurs

Environ 76.000 Vietnamiens travaillent aujourd’hui au Cambodge, au Laos, au Myanmar et en Thaïlande. Mais notre pays accueille lui aussi un certain nombre de travailleurs en provenance de ces quatre pays. C’est dans le souci de défendre les intérêts de ses ressortissants comme ceux des personnes venues travailler sur son territoire que le Vietnam s’emploie à se constituer tout un arsenal juridique, en prenant appui sur les différents accords bilatéraux qui ont été conclus en matière de sécurité sociale.

Cette collaboration entre le Cambodge, le Laos, le Myanmar, la Thaïlande et le Vietnam va aussi dans le sens d’une communauté aséanienne solide et prospère, dans laquelle tout est mis au service de l’homme.

VOV/VNA/CVN

 
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