27/05/2020 08:19
Les syndicats dans différentes villes et provinces accompagnent les travailleurs en situation de précarité en raison de l’épidémie de COVID-19. Des sommes d’argent, du riz ou des rations d’aliments ont été offerts aux chômeurs.
 
Le président de la Confédération générale du travail du Vietnam, Nguyên Dinh Khang (gauche), remet des cadeaux à un ouvrier, victime d’un accident de travail. 
Photo : Anh Tuân/VNA/CVN

Hanoï, Hô Chi Minh-Ville et Dông Nai (Sud) abritent de nombreuses zones industrielles et zones franches d’exportation (ZI-ZFE), attirant un grand nombre de travailleurs. Lorsque l’épidémie de COVID-19 a éclaté, beaucoup d’entreprises ont été impactées par le manque de matériel de production, en particulier les PME qui ont dû suspendre leur production, affectant directement la vie de leurs employés. Heureusement, les syndicats supportent les travailleurs en situation de précarité par le biais de dons et diverses assistances.

En deux mois, les syndicats de Hanoï ont rendu visite à près de 60.000 travailleurs en difficulté. Selon les recensements, toute la ville compte plus de 4.000 entreprises et organismes direc-tement touchés par l’épidémie, avec plus de 160.000 employés affectés. Parmi ceux-ci, près de 20.000 sont au chômage et plus de 140.000 en chômage partiel.

Immédiatement après avoir saisi la situation, la Confédération du travail de Hanoï a octroyé 1,59 milliard de dôngs pour venir en aide à 1.590 membres de syndicats, employés d’entreprises, enseignants d’écoles privées qui sont au chômage, partiel ou total, et à des personnes en difficulté  à cause d’accidents du travail ou de maladies. Chaque personne a reçu un million de dôngs.

Suite à cette aide, le syndicat de Hanoï a également décidé d’accorder fin avril - début mai 1.500 cadeaux à des personnes de ces groupes susmentionnés,  chacun comprenant un million de dôngs et 0,5 kg de riz. 

Hô Chi Minh-Ville compte 415.000 entreprises avec 3,2 mil-lions de travailleurs. En raison de l’épidémie, environ 75% des établissements ont dû réduire leur production faute de matières premières et de commandes, avec des baisses d’effectifs de 25% à 30%.

Repas gratuits pour les chômeurs

Pour soutenir les travailleurs, Hô Chi Minh-Ville a adopté une politique de soutien en faveur de 600.000 d’entre eux qui n’ont pas d’assurance chômage, d’un montant de 1.800 milliards de dôngs. Chaque personne recevra d’avril à juin une subvention mensuelle d’un million de dôngs.   

Le syndicat de Hô Chi Minh-Ville a aussi lancé un programme de soutien aux enseignants et personnel des écoles maternelles privées, eux aussi gravement touchés par l’épidémie. Cette aide, d’une valeur unitaire de 1,2 million de dôngs, a débuté en mars. Près de 9.000 enseignants et employés de jardins d’enfants et d’écoles maternelles privés ont reçu un soutien total de 10,5 milliards de dôngs.

Outre des assistances finan-cières, de nombreux chômeurs ont recu pendant les deux premières semaines d’avril des rations de riz offertes par les syndicats des arrondissements et districts.

Ému par ces cadeaux, Nguyên Phi Anh, un travailleur pauvre vivant dans le 8e arrondissement, a confié : “S’il n’y avait pas ces rations gratuites, il nous serait très difficile de manger car les gargotes étaient fermées. Ces repas gratuits nous aident à alléger nos difficultés en cette période où nous sommes sans emploi”.

Dans ce seul arrondissement, le syndicat s’est coordonné avec les autorités locales pour distribuer près de 500 repas gratuits chaque soir.

Loyers à prix réduits

Un "supermarché gratuit" au service des travailleurs pauvres à Hô Chi Minh-Ville.
Photo : Thanh Vu/VNA/CVN

Toujours dans la mégapole du Sud, outre les syndicats, de nombreux organismes et particuliers ont apporté leur part pour aider les personnes dans le besoin à surmonter cette période difficile, par le biais d’"ATM de riz" (système automatisé fournissant du riz aux personnes les plus impactées par le coro-navirus), de "supermarchés gratuits", ou encore d’un réduction des loyers...

Truong Duong Hoàng Nghi, ouvrière de la Compagnie d’habillement Phuoc Thinh, qui loue une modeste pièce dans le quartier 15, arrondissement de Tân Binh, est sans emploi depuis trois mois. Elle et son mari ont deux jeunes enfants à nourrir, ainsi qu’un parent souffrant d’un cancer de l’œsophage. Sa famille a été exemptée de  frais de location de son logement pendant trois mois.

Triêu Thi Mưoi, propriétaire d’une cinquantaine de logements à louer dans ce même quartier 15, a décidé de réduire les loyers pour les ouvriers ou travailleurs indépendants. En trois mois, la baisse cumulée atteint plus de 100 millions de dôngs.

Dans des provinces telles Dông Nai (Sud) et Quang Nam (Centre), de nombreux ouvriers en difficulté ont aussi recu des aides.

À Quang Nam, des syndicalistes des zones industrielles ont rendu visite à des propriétaires d’appartements en location pour les encourager à réduire les loyers en faveur des ouvriers sans emploi. Ainsi, Huynh Thi Thuy Hoa, propriétaire de dix studios en location dans le village de My Cang, commune de Tam Thang, a décidé de réduire de moitié les loyers pendant trois mois (avril, mai et juin). Une merveilleuse initiative empreinte de solidarité envers les personnes les plus démunies de notre communauté.

Xuân Lôc/CVN




 
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