29/04/2019 14:44
Avec ses dizaines de graphistes concentrés devant leurs écrans et ses contrats avec Netflix, le studio Parovoz incarne une industrie de l'animation en plein renouveau en Russie. Au détriment, regrettent certains amateurs, de la tradition de cinéma d'auteur héritée de la période soviétique.
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Une employée dans le studio d'animation Parovoz à Moscou, en février.
Photo: AFP/VNA/CVN

Les autorités russes ont investi massivement pour redresser ce secteur ruiné, comme bien d'autres, après la chute de l'Union soviétique, ce qui a débouché sur des accords conclus à l'international par le studio public Parovoz.

"Pour chaque marché, nous avons un produit", assure le directeur général Anton Smetankine dans les locaux de ce studio à Moscou, où une armée d'animateurs dessinent visages et décors sur ordinateur.

"Nous avons pris le meilleur de l'école russe: les relations entre les personnages, l'amitié, l'entraide", commente Evgueni Golovine, le directeur artistique du studio. "Tous nos films sont pleins de bonté et peuvent être vus par des enfants de tous âges".

Créé en 2014, Parovoz (Locomotive en russe) a connu un développement fulgurant, passant d'une vingtaine d'employés à 300, et produit des séries animées diffusées dans 55 pays. Il fait partie d'une holding fondée par VGTRK, la principale entreprise audiovisuelle publique en Russie.

En septembre dernier, la plateforme américaine Netflix lui a acheté deux séries, dont l'une, Leo et Tig, raconte les aventures d'un tigre et d'un léopard en Sibérie.

Au printemps 2018, la holding de Parovoz a signé deux accords avec la Chine. Une dizaine de séries du studio ont été doublées et adaptées "aux spécificités culturelles" du marché chinois. Elles sont maintenant diffusées sur les quatre principales plateformes de vidéo du pays.

À la clef, une audience potentielle de plus de 1,5 milliard d'utilisateurs par mois. En comparaison, Netflix revendiquait en janvier 139 millions d'abonnés.


AFP/VNA/CVN

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