25/02/2019 09:10
Les Sénégalais se sont mobilisés dimanche 24 février à l'élection présidentielle pour accorder un second mandat à Macky Sall ou au contraire le lui refuser, ce qui serait une première dans l'histoire de ce pays féru de joutes démocratiques.
>>Les Sénégalais se mobilisent pour élire leurs députés, malgré les aléas

Une électrice dans un bureau de vote de Fatick, le 24 février.
Photo: AFP/VNA/CVN

Face à Macky Sall, 56 ans, largement en tête dans de nombreux bureaux de vote selon de premiers résultats parcellaires égrenés par les médias locaux dans la soirée, seuls l'ancien Premier ministre Idrissa Seck, 59 ans, et l'ex-inspecteur des impôts Ousmane Sonko, 44 ans, paraissaient en mesure de se qualifier pour un éventuel second tour.

Les deux autres candidats, le président d'université privée Issa Sall, 63 ans, et l'ex-ministre Madické Niang, 65 ans, apparaissaient très nettement distancés, selon ces mêmes données partielles.

Les résultats ne deviendront officiels qu'à partir du 25 ou du 26 février et un éventuel second tour, compte tenu des délais légaux de proclamation, de possibles contestations et de la campagne, se tiendrait vraisemblablement le 24 mars.

Les bureaux de vote ont généralement fermé à l'horaire prévu, de 18h00 GMT, avec une participation jugée satisfaisante et un scrutin sans incident majeur, selon les différentes missions d'observation électorales.

"À deux heures de la clôture des bureaux de vote", le taux de participation s'établissait à 42%, selon un communiqué de la mission d'observation de la société civile sénégalaise SunuElection (notre élection, en langue nationale wolof).

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2012, la deuxième alternance vécue par ce pays qui fait figure de modèle démocratique en Afrique, le taux de participation avait atteint 51%.

Face à Macky Sall, qui veut conduire pour les cinq prochaines années la deuxième phase (2019-2023) de son plan "Sénégal émergent", la concurrence s'est présentée en rangs inhabituellement clairsemés, avec seulement quatre rescapés du nouveau système de parrainages et des décisions judiciaires qui ont éliminé des rivaux de poids.

AFP/VNA/CVN
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