14/10/2020 09:09
Face à une résurgence inquiétante de la pandémie, les pays européens durcissent les mesures pour tenter d'en limiter la progression et éviter un confinement dévastateur pour l'économie, le FMI tablant sur une contraction du PIB mondial de 4,4% cette année.
>>Le COVID-19 devrait coûter 16.000 milliards de dollars aux États-Unis
>>L'épidémie fait plus de 38.000 décès

Une rue de Liverpool (Royaume-Uni), le 13 octobre.
Photo : AFP/VNA/CVN

La lutte contre le virus a également connu un contretemps avec la suspension de deux essais cliniques en 24 heures.

Mardi 13 octobre, le laboratoire américain Eli Lilly a annoncé l'interruption d'un essai clinique de son traitement expérimental aux anticorps contre le COVID-19, au lendemain de la suspension des essais cliniques du vaccin de la Société pharmaceutique américaine Johnson & Johnson.

On ignore la nature exacte des alertes sanitaires qui ont déclenché ces pauses et le temps nécessaire aux sociétés pour enquêter et décider, ou non, de reprendre les essais, parmi les plus attendus et surveillés au monde.

La Banque mondiale a de son côté approuvé mardi 13 octobre une aide de 12 milliards d'USD pour garantir aux pays en développement l'accès rapide aux vaccins quand ils seront disponibles.

En Chine, la découverte d'un mini-foyer à Qingdao (Est) de COVID-19 a poussé les autorités à opter pour un dépistage massif et express : 9 millions d'habitants en cinq jours.

Mardi 13 octobre, trois millions d'échantillons avaient été prélevés par le personnel soignant, dans des tentes médicalisées installées un peu partout dans la ville.

"Cela va faire mal"

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 1,08 million de morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan réalisé par l'AFP à partir de sources officielles mardi 13 octobre.

Des habitants de Qingdao (Chine) testés au COVID-19, le 13 octobre.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'Europe tente de mieux s'organiser face au regain de l'épidémie.

Les ministres des Affaires européennes ont adopté mardi 13 octobre des critères communs pour coordonner les restrictions de voyage dans l'UE. Ils ont approuvé une recommandation, mettant en place une cartographie commune pour définir les zones à risque au sein de l'UE.

Aux Pays-Bas, un "confinement partiel" a été décidé à partir de mercredi 14 octobre, comprenant la fermeture des bars et des restaurants.

"Cela va faire mal, mais c'est la seule solution. Nous devons être plus stricts", a déclaré mardi 13 octobre le Premier ministre Mark Rutte.

En France, "l'heure est grave", déclarera mercredi 14 octobre, selon son entourage, le président Emmanuel Macron lors d'une prise de parole à la télévision, avant d'annoncer un nouveau tour de vis, voire des couvre-feux qui devraient surtout toucher les grandes villes.

Le nombre de personnes en réanimation dans le pays a encore augmenté (1.633 pour une capacité actuelle nationale d'environ 5.000 lits), avec un bilan global de près de 33.000 morts en sept mois, selon les autorités sanitaires.

L'Italie, où la pandémie à fait 36.000 morts, a aussi annoncé mardi 13 octobre de nouvelles mesures de restrictions.

Le décret, signé par le Premier ministre Giuseppe Conte pour 30 jours, interdit aux bars et restaurants de servir des clients non assis après 21h00. Il bannit aussi les fêtes et célébrations à l'extérieur comme dans les lieux fermés et limite à six le nombre d'invités à domicile.

Nombre de morts liés au coronavirus officiellement annoncés par pays, au 13 octobre à 11h00 GMT.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'Italie a enregistré 4.619 nouveaux cas lundi 12 octobre, un chiffre plus vu depuis avril mais qui semble à peu près stabilisé et très inférieur aux taux de contamination observés en Espagne ou en France.

Au Royaume-Uni, où le virus est reparti en flèche, le Premier ministre Boris Johnson a annoncé lundi 12 octobre fermer les pubs à Liverpool et réactiver trois hôpitaux de campagne mis en place au printemps.

Mais le gouvernement britannique est critiqué pour avoir ignoré la recommandation de ses experts scientifiques d'imposer immédiatement un court confinement dès septembre pour stopper la propagation du nouveau coronavirus, qui a fait près de 42.900 morts au Royaume-Uni.

Scénario du pire 

Dans le monde, la récession provoquée par le coronavirus s'annonce moins sévère que prévu en 2020, avec une contraction attendue du PIB de 4,4% contre 5,2% estimés en juin.

Mais "pour un grand nombre de pays", le retour aux niveaux pré-pandémiques interviendra "très progressivement", pas avant 2022 pour certains et même pas avant 2023 pour l'Amérique latine, a précisé l'économiste en chef du FMI, Gita Gopinath. 

Et le FMI n'exclut pas un scénario du pire avec une situation sanitaire qui se dégrade encore et des mesures encore plus draconiennes.

La liste des personnalités touchées par le nouveau coronavirus continue de s'allonger : mardi 13 octobre, le footballeur vedette de la Juventus Turin, le Portugais Cristiano Ronaldo a été testé positif. "CR7" est "asymptomatique" et se trouve "en quarantaine", a précisé la fédération portugaise de football. Et le N°1 mondial du golf, l'Américain Dustin Johnson, a également été testé positif.

Le secteur culturel continue de subir les conséquences de l'épidémie : l'Orchestre philharmonique de New York a annoncé lundi 12 octobre l'annulation de sa saison 2020-21, quelques semaines après le Metropolitan Opera.

Aux États-Unis, pays le plus touché dans le monde, le président Donald Trump, privé de déplacement pendant dix jours par le COVID-19, a retrouvé lundi 12 octobreles estrades de campagne, assurant lors d'un meeting en Floride être en "pleine forme", trois semaines avant l'élection qui l'opposera à Joe Biden.
 
AFP/VNA/CVN

 
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