12/10/2019 15:25
Les Républicains, en crise depuis leur déroute aux élections européennes, élisent dimanche 13 octobre leur nouveau président, pour resserrer les rangs et tenter de sortir du marasme à l'approche des municipales.

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Les candidats à l'élection à la présidence du parti Les Républicains, Julien Aubert, Christian Jacob et Guillaume Larrivé.
Photo : AFP/VNA/CVN 


Les quelque 130.000 adhérents à jour de leur cotisation sont appelés à un vote électronique entre samedi 12 octobre 20h et dimanche 13 octobre 20h pour départager trois candidats : le patron des députés LR Christian Jacob, qui fait figure de favori, le député souverainiste du Vaucluse Julien Aubert et le plus libéral Guillaume Larrivé, député de l'Yonne.

L'actuel président Jean Leonetti occupe le poste par interim, depuis la déroute aux élections européennes (8,48%) de mai qui ont conduit Laurent Wauquiez à démissionner.

Pour le parti héritier de l'UMP, qui a porté au pouvoir Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, la réussite du scrutin se mesurera d'abord en termes de participation : "Ce sera bien si on arrive à 40.000 votes", pronostique un cadre du parti, qui déplore "beaucoup de désintérêt et d'inquiétudes chez les adhérents".

Le parti sort en effet de "deux années d'errance lamentable", selon le diagnostic dressé jeudi matin 10 octobre par Jean-François Copé : absent du deuxième tour de la présidentielle de 2017, battu à plate couture aux européennes, il a perdu plusieurs têtes d'affiches comme Valérie Pécresse, Xavier Bertrand...

"Il y a tout à refaire de fond en comble" dans "une maison cassée complètement de l'intérieur", a affirmé M. Copé sur France Inter.

Les Républicains vont notamment devoir se trouver un cap alors que leur espace politique se réduit comme peau de chagrin : d'un côté la République en marche s'attaque à ses thèmes marqueurs comme l'immigration, et de l'autre l'extrême droite investit le terrain sémantique avec une "convention de la droite" faisant la part belle aux discours violents d'un 
Éric Zemmour.

Christian Jacob, qui apparaît comme grand favori avec sa connaissance de la machine LR et son image rassurante de chiraquien historique, veut avant tout "rassembler, réconcilier et rebâtir" un "grand parti de droite, ouvert, populaire et fier de ses valeurs".

Une prudence sur le fond que ses deux challengers, dans une campagne courtoise et sans débat commun, ne se sont pas privés d'épingler. 
À la tête de son mouvement "Oser la France", Julien Aubert, qui se voit comme "la surprise" de ce scrutin, propose une "ligne patriote, républicaine, sociale, gaulliste". Guillaume Larrivé, qui se présente comme "le plus disruptif des trois", veut bâtir "le parti de la France libre" pour "construire le mouvement populaire de l'après-Macron".
 

AFP/VNA/CVN 

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