27/10/2018 09:05
Kon Tum (hauts plateaux du Centre) dispose de nombreux atouts tels que forêts et conditions climatiques adéquates pour développer la culture des plantes médicinales. Un secteur que les autorités provinciales comptent bien développer ces prochaines années.
>>La médecine traditionnelle a de l’avenir
>>Les plantes médicinales, l’or vert de Kon Tum
>>Nécessité de développer la culture des plantes médicinales
>>Priorités à la culture de plantes médicales

Zone de culture du ginseng de Ngoc Linh sur les hauts plateaux du Centre.
Photo: Cao Nguyên/VNA/CVN

La culture des plantes médicinales à Kon Tum se concentre principalement dans les trois districts de Kon Plông, Dak Glei et Tu Mo Rông. La couverture forestière y est importante, ce qui est indispensable pour le développement de ces plantes. Toutefois, jusqu’à présent, la province ne recense que 515 ha de plantes médicinales dont 300 ha de sâm ngoc linh (ginseng de Ngoc Linh).

Objectifs pour le développement durable

Kon Tum n’exploite pas pleinement toutes ses potentialités. Elle n’a pas encore de politiques convenables pour promouvoir le développement de ce secteur. Il manque une liaison étroite entre production, transformation et consommation.

                                          ----------------25.000----------------

En 2030, Kon Tum s’efforcera de porter
à 25.000 ha la superficie totale desstinée
à la culture de plantes médicinales,
dont 10.000 ha de ginseng de Ngoc Linh.

                                 ---------------------------------------------------------

Pour remédier à cette situation, cette localité a défini des objectifs en matière de gestion, d’exploitation et d’utilisation des plantes médicinales. En particulier, elle  a décidé de mettre l’accent sur la conservation de ressources génétiques remarquables au service du développement de la santé, de l’économie, ainsi que l’application des sciences et technologies afin de créer des produits de haute qualité répondant aux besoins du marché domestique et de l’exportation. Cette province souhaite utiliser le développement du secteur médicinal comme secteur économique de pointe pour contribuer à  l’augmentation  des revenus, créer des emplois et réduire la pauvreté.

"Les Xê Dang ont maintenant compris l’intérêt des plantes médicinales. Notre district développera une zone de culture et les encouragera à cultiver ces plantes pour améliorer leurs conditions de vie", a déclaré Vang Van Muoi, vice-président du Comité populaire du district de Tu Mo Rông.

Pour atteindre ces objectifs, Kon Tum a pris des mesures concrètes. Tout d’abord, la priorité est l’aménagement, la conservation, l’investissement et le développement de zones de culture. Concrètement, la localité mettra en œuvre un plan de développement par espèce de plantes médicinales dans les districts précités.

Elle investira directement dans la culture de dix plantes médicinales précieuses dont le ginseng de Ngoc Linh, nghê vàng (Curcuma jaune), duong quy (Angélique chinoise), dinh lang (Panax fruticosus)… des espèces très appréciées sur le marché.

Des mesures concrètes

Dans un établissement de transformation de plantes médicinales.
Photo: CTV/CVN

D’ici 2020, la province créera des établissements de production de plantes médicinales dans le district de Kon Plông et développera deux pépinières pour le ginseng de Ngoc Linh. Elle a ambition de répondre à 50% de la demande en 2020 et à 100% en 2030. Concrètement, elle s’efforcera de développer environ 2.000 ha de culture en 2020 dont 1.000 ha de ginseng de Ngoc Linh. En 2030, il faudra porter la superficie totale à 25.000 ha dont 10.000 ha de ginseng de Ngoc Linh, et créer au moins cinq établissements de transformation. Chaque année, le secteur des matières médicinales pourrait ainsi concourir à environ 10% de la valeur totale de production agricole de la province.

Pour mener à bien ce projet ambitieux, les autorités doivent renforcer la communication auprès des cadres, fonctionnaires et habitants concernant l’intérêt des plantes médicinales et développer la coopération internationale.

"Ma famille a planté 300 m² d’Angélique chinoise. Cette espèce est très facile à cultiver et est plutôt rentable. Au prix de 40.000 dôngs le kilo, je gagne près de 10 millions de dôngs en moyenne par saison", a informé A Thang, domicilié au village de Dak Kinh 2, commune de Ngoc Lây, district de Tu Mo Rông.

Kon Tum prendra aussi des mesures afin d’attirer des investissements dans la construction d’usines de traitement et de transformation pour exporter ces matières premières dans la région.
 
Mai Huong/CVN


 
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