17/05/2015 09:36
À An Giang, dans le delta du Mékong, existent des pierres qui «surgissent du sol». De toutes sortes et de toutes tailles, elles s’entassent dans les champs du village de Phu Tây. Nous avons mené l’enquête...

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Dans le passé, la province d’An Giang abritait un champ de pierres de plusieurs milliers de mètres carrés. Expansion démographique oblige, cette zone se trouve aujourd’hui dans le village de Phu Tây, commune de Phu Thuân, district de Thoai Son.
 

Dans le village de Phu Tây, des pierres, semblant jaillies du sol, s’entassent, formant un petit monticule. Photo : TP/CVN


«Thoai Son s’étend sur une grande superficie mais ce n’est qu’ici, au village de Phu Tây, que l’on trouve ces gros cailloux», informe Vang Công Trac, un habitant âgé de 45 ans. «Les gens pensent que ces pierres ont été amenées par l’eau, au gré d’anciens cours d’eau ou d’inondations. Ils se trompent ! Ces pierres viennent directement de la terre», s’emporte-t-il, comme envoûté. Et de poursuivre : «Comme vous pouvez le voir, elles sont entassées à certains endroits et forment un petit monticule. D’autres, esseulées, arborent diverses formes : carrée, ronde ou plate. Sous le sol, certaines sont vertes et blanches. Cependant, dès qu’on les déterre, le vert disparaît comme par enchantement». Pour lui, c’est sûr, le phénomène est surnaturel.

Des traces de la culture Oc Eo

Une croyance partagée par tous - ou presque - ici. Personne n’ose les toucher. Surtout depuis que Muoi Thi, l’un des villageois, a tenté l’expérience en ramenant quelques pieres chez lui. Sitôt fait, le malheureux est tombé gravement malade, sans raison apparente. Ses proches, interloqués, ont remis les objets à leur place et, miracle, Muoi Thi s’est rapidement remis sur pied. Depuis lors, les villageois interdisent aux plus jeunes tout acte susceptible de «porter offense» aux pierres.

Il y a un peu plus de 70 ans, les villageois ont construit un pagodon dédié à ces dernières. Une attraction touristique locale aujourd’hui. Chaque année, les 9e, 10e et 11e jours du 3e mois lunaire, des milliers des personnes affluent pour y pratiquer le culte.

En mars 1985, le Musée d’An Giang, en coordination avec l’Institut des sciences sociales de Hô Chi Minh-Ville, a mené des fouilles à Phu Thuân. Résultat : 331 objets ont été exhumés, dont 317 en or. La plupart des motifs et autres gravures qui y apparaissent sont à l’effigie de l’homme, d’animaux, de plantes, etc. On peut aussi y lire d’anciennes écritures.

Selon Nguyên Huu Riêng, vice-président du Front de la Patrie de la province d’An Giang, la zone des pierres, pagodon inclus, fait partie des vestiges de la culture Oc Eo à An Giang. Et si c’était cela en fait, le mystère des pierres de Phu Tây ?
 

Quê Anh/CVN

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