10/12/2018 23:39
En recevant leur Nobel de la paix lundi 10 décembre, le Congolais Denis Mukwege et la Yazidie Nadia Murad ont appelé à renoncer à l'indifférence et à protéger les victimes de violences sexuelles, selon eux souvent reléguées derrière des considérations mercantiles.
La Yazidie Nadia Murad lors de la remise de son prix Nobel de la Paix à Oslo le 10 décembre. Photo: AFP/VNA/CVN

Le gynécologue de 63 ans et l'Irakienne de 25 ans, ex-esclave des jihadistes devenue porte-drapeau de sa minorité, ont reçu le prix des mains de la présidente du comité Nobel, Berit Reiss-Andersen, qui a salué "deux des voix les plus puissantes au monde aujourd'hui" contre l'oppression des femmes.

Le gynécologue congolais Denis Mukwege lors de la remise de son prix Nobel de la Paix le 10 décembre à Oslo. Photo: AFP/VNA/CVN

Lors d'une cérémonie fleurie et musicale, ponctuée de standing ovations, de larmes et de youyous, dans l'Hôtel de ville d'Oslo, les deux lauréats ont interpellé la communauté internationale et réclamé la fin de l'impunité pour les auteurs de violences sexuelles en temps de guerre.

"Ce ne sont pas seulement les auteurs de violences qui sont responsables de leurs crimes, mais aussi ceux qui choisissent de détourner le regard", a afirmé Denis Mukwege dans son discours de remerciement. "S'il faut faire la guerre, c'est la guerre contre l'indifférence qui ronge nos sociétés".

Surnommé "l'homme qui répare les femmes", le gynécologue de 63 ans soigne depuis deux décennies les victimes de violences sexuelles dans son hôpital de Panzi dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

APS/VNA/CVN

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