17/01/2021 15:36
Plusieurs milliers de migrants honduriens entrés au Guatemala en forçant la frontière, avec l'espoir d'atteindre les États-Unis, se sont heurtés samedi 16 janvier à un barrage policier et à la volonté des autorités guatémaltèques de les faire rentrer chez eux.
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Les migrants honduriens à Camotan (Guatemala), le 16 janvier.
Photo : AFP/VNA/CVN

La caravane, composée d'au moins 9.000 Honduriens répartis en plusieurs contingents selon les autorités du Guatemala, a progressé d'environ 50 kilomètres à l'intérieur de ce pays.

Le groupe de tête, d'environ 3.500 personnes, s'est heurté à des dizaines de policiers et de soldats déployés à un poste de contrôle dans la ville de Vado Hondo, dans le département de Chiquimula.

Certains ont forcé le passage du cordon policier, avant d'être interceptés, selon le service local des Migrations qui leur a de nouveau réclamé papiers et test COVID.

Le directeur général des Migrations, Guillermo Diaz, leur a demandé de retourner dans leur pays et a mis à disposition des camions et des bus pour les emmener à la frontière. Il a assuré sur la télévision TN23 que le dispositif policier serait dorénavant "renforcé". Un nouveau passage en force, comme à la frontière, ne se "reproduira pas", a-t-il affirmé, "ils ne vont pas pouvoir passer".

Ils étaient entrés dans le pays entre vendredi soir 15 janvier et samedi matin 17 janvier, au poste-frontière d'El Florido, à 220 kilomètres à l'est de la capitale Guatemala.

Bien que la police était habilitée à utiliser la force pour contenir le flux de migrants, la décision d'ouvrir la frontière a été prise après avoir constaté qu'il y avait de nombreuses familles avec enfants, a déclaré un chef de police.

La caravane humaine était partie vendredi 15 janvier à l'aube de la ville de San Pedro Sula, cœur industriel et moteur économique du Honduras (9 millions d'habitants), situé à 180 km au nord de Tegucigalpa.

Obligation pour un test PCR négatif

Les autorités guatémaltèques avaient annoncé l'obligation pour tout migrant de présenter des documents en règles et un test PCR négatif. Même si beaucoup ne remplissaient pas ces conditions, ils ont réussi à entrer sans violences.

"Certains groupes ont enfreint la réglementation en vigueur et sont parvenus à passer sur notre territoire, violant ainsi les dispositions légales", a réagi samedi  16 janvier le gouvernement du Guatemala.

Il a également demandé au Honduras de "contenir le départ massif de ses habitants, par des actions préventives de manière permanente", une demande déjà formulée en octobre lorsqu'une caravane d'environ 4.000 migrants avait été dissoute au Guatemala.

Après les 450 km à parcourir à l'intérieur du Guatemala, les nouveau migrants devraient tenter d'entrer au Mexique par le poste frontière de Tecun Uman (Sud-Ouest), selon les détails fournis par les autorités migratoires.

AFP/VNA/CVN

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