21/09/2020 17:02
Pas mal de jeunes n’hésitent pas à travailler à leur propre compte en créant leurs propres entreprises, décidant d’affronter en face la situation imprévisible de la pandémie du COVID-19 plutôt que de continuer à attendre, encore et toujours.
>>Le Vietnam, une destination attrayante pour les entreprises australiennes
>>Lancement du programme de démarrage accéléré NINJA

Nguyên Quốc Son était déterminé à se lancer dans le monde des affaires pendant la période de la crise sanitaire du COVID-19.

Ancien employé dans l'immobilier avec un salaire relativement élevé, Nguyên Quôc Son, 36 ans, domicilié dans l'arrondisselemnt de Tân Phu, à Hô Chi Minh Ville, a quitté son emploi pour fonder sa propre entreprise. Étant donné que son ancienne activité a été impactée dans les horaires et donc le salaire, Son a décidé de démissionner, déterminé à ouvrir un café alors même que la pandémie du COVID-19 circulait encore.

Certes, Son estime que démarrer une entreprise en ce moment doit se faire prudemment. Surtout il est important de trouver un espace approprié et de lister les investissements prévus en détail pour ne pas se faire surprendre. Depuis l’ouverture il y a un mois, le café de Son reçoit un flux constant de clients et n’a rencontré presque aucun obstacle.

''Le moment où le café a ouvert, c’était aussi le moment où l’épidémie éclatait à Dà Nang. J’ai reçu personnellement de nombreux avertissements sur les risques que je prenais lors du démarrage de ma propre entreprise. Je pense que les affaires sont toujours risquées, donc l'inquiétude est inévitable. Mais il faut y aller étape par étape. J'ai d’abord essayé de trouver un local adapté avec une fourchette de prix raisonnable puis j’ai soigneusement calculé chaque élément, chaque investissement pour ne pas m’inquiéter d’avantage'', assure Son.

C’est le cas aussi de Ngô Thi Thao Huong, 28 ans, domiciliée dans le 9e arrondissement. Elle travaillait dans les médias puis est devenue propriétaire d'un café. Lorsque l'épidémie a éclaté en février, le café de Huong pouvait péricliter. Après une pause jusqu'en juillet dernier, Huong a décidé de recommencer à partir du même café qu'elle avait construit mais avec un plan. Afin d’économiser son budget, elle n’a pas embauché et a tout fait elle-même. De plus, Huong a décoré sa boutique par elle-même et a beaucoup recyclé puis a partagé ses locaux commerciaux avec de nombreuses personnes pour réduire les coûts.

Trouver des clients en ligne

Diplômé de l’École polytechnique de Hô Chi Minh-Ville, en ingénierie mécanique, et travaillant actuellement comme employé de bureau, Vo Van Dat, 29 ans, domicilié dans l’arrondissement de Binh Tân, désirait depuis toujours créer sa propre entreprise. Au moment où la pandémie s’est propagée une seconde fois dans le pays, Dat a constaté que les gens avaient tendance à rester à la maison sur les réseaux sociaux et à acheter davantage en ligne. Par conséquent, le marketing numérique lui permet d'atteindre plus facilement un public plus large. Dat a donc décidé de démarrer une entreprise sur cette base. Son entreprise est spécialisée dans le conseil, la dénomination de marque et de logo ainsi que dans la création de canaux de marketing pour les produits.

Ngô Thi Thao Huong a créé son café lors de la crise sanitaire du COVID-19.

Dat a décidé de construire un modèle d'entreprise allégée, en minimisant les coûts d’investissement. Son équipe est composée, entre autres, d'étudiants diplômés passionnés par le marketing numérique. Son personnel assume de multiples tâches. Il loue un bureau, choisit d'approcher les clients via le formulaire en ligne et attend que le COVID-19 soit sous contrôle pour investir dans le développement de son entreprise de manière plus importante. Il se trouve que de nombreux clients coopèrent avec son entreprise en dépit de la période de crise sanitaire.

''Après de nombreuses années d’études sur le marketing numérique, je vois que c'est la tendance de l'avenir, il existe de nombreuses entreprises sur le marché, mais seules quelques-unes sont efficaces et créent de la valeur pour les clients. J'ai donc créé une entreprise pour collaborer avec des partenaires et pour accroître l’identité de leur marque sur Internet'', a partagé Dat.

Opportunités pour ceux qui ont des initiatives

Cao Trung Hiêu, fondateur exécutif de Dan Tri Soft, a déclaré que le COVID-19 est encore compliqué et qu’on n’arrive pas à en estimer la fin. La question actuelle est de savoir comment se protéger de l'épidémie, réduire les dépenses et améliorer l'efficacité du travail : ce sont les choses qui préoccupent la société, selon lui. C'est donc une opportunité pour ceux qui ont une idée de start-up de se lancer immédiatement pour résoudre les problèmes entrepreneuriaux avec une capacité d'exécution efficace.

M. Hiêu a partagé que démarrer une entreprise n'a jamais été facile, le plus important est de se connaître soi-même et son équipe : ses forces, ses faiblesses et ses capacités de développement. Ce n'est qu’en nous comprenant honnêtement et profondément que nous pouvons vaincre les difficultés de manière flexible pour nous développer durablement. Plus l'économie est en récession, plus les préparatifs doivent être attentifs, la hâte non calculée pour suivre les mouvements des startups ne conduirait qu’à une fin amère.

Texte : Truong Giang/CVN
Photos : TN/CVN

 

Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Gâteau phu thê, une friandise rustique irrésistible

Entre terre et mer, le marais de Chuôn À Phu An, une commune de la province de Thua Thiên-Huê, au Centre du Vietnam, s’étend jusqu’à l’horizon le marais de Chuôn, un lieu paisible en pleine nature.