05/11/2020 21:57
Une échelle calée loin au-dessus du sol, Chhoeurm Try escalade pied nus et sans protection les 65 mètres de la plus haute tour du temple d'Angkor Wat, puis retire avec précaution la végétation qui menace d'endommager les façades, merveilles de l'architecture khmère.
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Un jardinier enlève des pousses d'arbre sur le temple d'Angkor Wat, le 12 octobre.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Si on fait une seule erreur, on ne survit pas", explique le jardinier-acrobate, une fois revenu à terre.

Cela ne le dissuade pas de continuer son combat contre la nature pour protéger les dizaines d'édifices religieux d'Angkor, malmenés par la végétation tropicale et les pluies de mousson.

"Quand les petits arbres grandissent, leurs racines vont profond et font tomber les pierres", explique-t-il.

Comme lui, une trentaine de jardiniers inspectent le gigantesque site de 162 hectares situé près de Siem Reap,dans le nord du Cambodge, à l'affût du moindre arbrisseau installé dans les fissures du grès.

Edifié sous l'empire khmer (IXe-XIVe siècles) et inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1992, le parc archéologique est déserté depuis la crise du coronavirus. Seules une cinquantaine de personnes le visitent chaque jour, contre 9.000 avant la pandémie, d'après les données des autorités.

Il faut à tout prix préserver les temples "pour les plus jeunes générations", souligne Chhoeurm Try, après avoir grimpé sous le regard admiratif des rares touristes et de moines bouddhistes.

AFP/VNA/CVN
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