26/01/2019 23:34
Le Vietnam est partisan d’une approche complète pour répondre aux implications sécuritaires du changement climatique, a déclaré à l'ONU l’ambassadeur du Vietnam Dang Dinh Quy, chef de la Mission permanente du Vietnam auprès de l'ONU.
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L’ambassadeur Dang Dinh Quy, chef de la Mission permanente du Vietnam auprès de l’ONU.
Photo: VNA/CVN

Lors d’un débat du Conseil de la sécurité de l’ONU sur l’impact des changements climatiques sur la paix et la sécurité internationale, tenu le 25 janvier à New York, le diplomate vietnamien a souligné que l’impact des changements climatiques sur la paix et la sécurité internationale devenait de plus en plus évident.

Il a aussi indiqué qu’après avoir été classé pendant 20 ans parmi les 10 pays les plus touchés par les changements climatiques, le Vietnam figure désormais depuis quatre ans parmi les six premiers. Une étude indique notamment que si le niveau de la mer augmente d’un mètre d’ici à 2010, 40% du delta du Mékong sera inondé, alors que de larges pans de terres arables sont déjà salinisés par l’eau de mer.  Il a averti que cette situation aurait un impact non seulement sur le bien-être des 40 millions de personnes qui vivent dans cette région, mais aussi au-delà car le Vietnam est l’un des trois plus importants exportateurs de riz, dont 90% est cultivé dans le delta du Mékong.

Gestion des catastrophes

Le représentant s’est ensuite dit partisan d’une approche complète pour répondre aux implications sécuritaires des changements climatiques.

Il a insisté sur rôle du système des Nations unies, du Conseil de sécurité et des organisations régionales, citant notamment le Centre de coordination de l'aide humanitaire de l'Association des nations de l’Asie du Sud-Est pour la gestion des catastrophes.

Ce débat a vu la participation de 18 ministres, vice-ministres et ambassadeurs de 76 pays membres de l’ONU, des dirigeants d'organes onusiens.

La secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, Rosemary DiCarlo, a relevé le lien complexe qui existe entre les risques climatiques et les conflits, même si c’est parfois de manière indirecte comme au Sahel et au Soudan. Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a déjà reconnu le lien entre changements climatiques et conflits en Afrique, lors de sa sept-cent-soixante-quatorzième réunion, le 21 mai 2018, a indiqué cette délégation.

L’Administrateur du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Achim Steiner, a averti que les changements climatiques provoqueraient la migration de plus de 140 millions de personnes d’ici à 2050 en Afrique, en Asie et en Amérique latine, ce qui exacerberait conflits et tensions.

De son côté, le scientifique en chef de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), Pavel Kabat, a attiré l’attention sur le dernier Rapport du Forum économique mondial de Davos selon lequel les températures extrêmes, les catastrophes naturelles, les changements climatiques et les crises de l’eau occupaient les quatre premières places dans la liste des menaces existentielles qui pèsent sur le monde.
 
VNA/CVN
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