01/12/2018 15:46
Une semaine après un défilé émaillé de violences sur les célèbres Champs-Élysées de Paris, les "gilets jaunes" en colère contre la hausse des taxes et la baisse du pouvoir d'achat réinvestissent la capitale samedi 1er décembre pour une nouvelle journée d'action aux contours encore incertains.

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Manifestation sur les Champs-Élysées de "gilets jaunes" contre la hausse des taxes et la baisse du pouvoir d'achat, le 24 novembre à Paris.
Photo: AFP/VNA/CVN


Le mouvement de colère bien français, lancé le 17 novembre, commence à déborder les frontières de l'Hexagone: une centaine de "gilets jaunes" belges ont également manifesté vendredi 30 novembre à Bruxelles.

Galvanisé par le soutien des deux tiers des Français et une pétition "pour une baisse des prix du carburant à la pompe" qui a dépassé le million de signatures, le mouvement entend de nouveau se faire entendre au coeur de Paris, à portée de voix des décideurs politiques.

Ces derniers peinent à élaborer une réponse, désarçonnés par les revendications protéiformes de ce mouvement né des réseaux sociaux, hors de tout cadre politique ou syndical.

Le gouvernement, saturé d'appels des politiques à faire un geste pour ces revendications des citoyens les plus fragilisés, tente d'organiser une concertation avec des représentants, pour l'instant en vain.

Les annonces faites cette semaine par Emmanuel Macron - un dispositif pour limiter l'impact des taxes sur le carburant ainsi qu'une "grande concertation" - ont elles plus irrité que convaincu.

"Du vent", du "blabla", ont réagi plusieurs contestataires, dont certains restent campés sur les routes ou les ronds-points. "Il nous faut du concret, pas de l'enfumage", a résumé Yoann Allard, un ouvrier agricole de 30 ans.

De Buenos Aires où il participe au G20, le président français a redit jeudi 29 novembre vouloir répondre à "la colère légitime" et "la souffrance d'une partie du peuple" par "des décisions supplémentaires dans les semaines et les mois à venir", mais qui "ne seront jamais des reculs", alors que l'exécutif met en avant l'urgence écologique pour justifier ses mesures sur les carburants.

 

AFP/VNA/CVN

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