10/07/2018 21:17
Au Venezuela, une soixantaine de passagers s'entassent à l'arrière d'un camion aux allures de cage. Certains, à l'extérieur, sont agrippés aux barreaux. Ces véhicules, rebaptisés "fourrières", sont une réponse des autorités à la crise des transports qui a déjà fait plusieurs morts.

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Des Vénézuéliens se déplacent en camion "fourrière" à Caracas, le 29 juin.
Photo: AFP/VNA/CVN


Loin de les interdire à cause des conditions de sécurité précaires, plusieurs gouverneurs et maires du camp du pouvoir ont même lancé leur propre flotte gratuite.

"L'amour de Caracas", peut-on ainsi lire sur les véhicules de la municipalité de Libertador, quartier de la capitale où se trouve le palais du président Nicolas Maduro, ancien chauffeur de bus.

Depuis le mois d'avril, quelque 55 personnes sont mortes en circulant dans ces transports en commun improvisés, comme ces "fourrières", a dénoncé la semaine dernière l'opposition au Parlement.

Un seul accident, en mai à Merida (Ouest), a fait 16 morts. Par ailleurs, Fernando Moreno, 63 ans, est décédé alors qu'il tentait de monter dans un de ces camions, le 15 juin à La Yaguara (Nord), selon des témoins.

C'est "vraiment très moche. C'est comme monter dans un camion de bétail, ça pousse par ci, ça pousse par là", raconte à l'AFP José Miguel, maçon de 20 ans qui vit à Los Valles del Tuy, en périphérie de Caracas.

Faute d'autobus municipaux, ces véhicules conduits et exploités par des particuliers ont proliféré, avant d'être homologués par les autorités.

Mais pour José Miguel, officialiser leur utilisation "est une blague". "Merde, si on nous offre quelque chose que ce soit des autobus où l'on puisse être confortables. C'est pas possible de nous offrir une fourrière!", s'emporte-t-il.

En défense de cette solution, Victor Zerpa, un des chauffeurs, affirme que "la maire de Libertador, Erika Farias, les a mis en place car les transporteurs sont en train de saboter" leur outil de travail afin, selon lui, de nuire au gouvernement dans ce pays pétrolier plongé dans une grave crise politique et économique.

Une quarantaine de personnes peuvent monter dans le véhicule de Victor, 60 ans, qui a deux tatouages sur le cou, l'un représentant le visage du défunt président Hugo Chavez, l'autre la signature de l'ancien chef de l'État et prédécesseur de Nicolas Maduro.

AFP/VNA/CVN

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