26/06/2017 15:09
Les forces irakiennes bataillaient dur dimanche 25 juin dans le cœur historique de Mossoul, dévasté, s'approchant des dernières poches de jihadistes pour les chasser de leur ultime fief urbain dans le pays.
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Un membre des forces irakiennes en patrouille dans la zone industrielle de Mossoul, le 23 juin en Irak.
Photo : AFP/VNA/CVN

Trois ans après avoir pris Mossoul, la deuxième ville du pays, le groupe État islamique (EI) ne contrôle plus qu'environ un kilomètre carré dans la vieille ville, selon des commandants irakiens.

"65 à 70 % de la vieille ville a été libérée, il reste moins d'un kilomètre carré à reprendre", a déclaré le lieutenant-colonel Salam al-Obeidi, des services d'élite du contre-terrorisme qui mènent l'assaut contre ce secteur depuis le 18 juin.

Il ne reste que "quelques centaines de combattants de Daech", a-t-il estimé en utilisant un acronyme en arabe de l'organisation ultraradicale sunnite.

Derrière lui apparaissait la base du minaret penché, surnommé "Hadba" ("la bossue"), qui était le symbole de Mossoul et l'un des monuments les plus emblématiques d'Irak.

Les jihadistes ont fait exploser ce minaret datant du XIIe siècle le 21 juin, en même temps que la mosquée Al-Nouri, où Abou Bakr al-Baghdadi avait donné en juillet 2014 son premier prêche en tant que chef de l'EI, sa dernière apparition publique à ce jour.

Les combats dans le vieux Mossoul ont été parmi les plus intenses depuis le début de la guerre contre l'EI.

Paysage apocalyptique

Les journalistes de l'AFP ont constaté des dégâts considérables dans la vieille ville, qui comprend de nombreux trésors architecturaux, certains édifices datant du XIe siècle.

Les forces irakiennes évacuent un blessé de la vieille ville de Mossoul, le 23 juin.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le quartier al-Farouq, où s'est rendue dimanche  25 juin une équipe de l'AFP, est dévasté par les bombardements. Proche de la mosquée al-Nouri, il a été repris ces deux derniers jours par les unités antiterroristes de l'armée.

Il offre une vision apocalyptique, ses ruelles désertes encombrées par des montagnes de gravats, débris divers et cadavres de combattants présumés de l'EI dégageant une odeur putride.

Nombre de bâtiments sont écroulés, et il n'était pas possible de savoir dans l'immédiat si les nombreux civils qui s'y trouvaient encore ces derniers jours, cachés notamment dans des sous-sol, ont pu s'en échapper à temps.

Selon un commandant des forces du contre-terrorisme (CTS), quelque 8.000 personnes ont réussi à fuir la vieille ville depuis le 18 juin. Mais des dizaines de milliers d'autres y restent prises au piège par les jihadistes qui les utilisent comme boucliers humains.

Les civils qui essaient de s'échapper courent parfois de graves dangers, comme en témoigne un drame survenu vendredi 23 juin. Un kamikaze qui s'était infiltré au sein d'un groupe de personnes fuyant la vieille ville s'est fait exploser, faisant au moins 12 morts, selon des officiers.

Des tirs d'armes automatiques, au mortier et des roquettes pouvaient être entendus dimanche 25 juin dans le quartier al-Farouq, situé à quelques dizaines de mètres du front.

AFP/VNA/CVN


 
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Quy Nhon, miracle de la nature J’adore les voyages et souhaiterais découvrir le monde en dehors des manuels et théories que j’ai appris à l’école. Voulant faire de ma vie une véritable aventure, j’ai commencé le récit de mon voyage, durant l’été 2018, à Quy Nhon (province de Binh Dinh, Centre).