07/10/2021 15:36
Deux ans après le début de l'épidémie de coronavirus, les êtres humains doivent encore faire face à la vague de contaminations au COVID-19 qui nécessite des mesures de confinement pour limiter au maximum la propagation des variants de coronavirus plus dangereux et difficiles à reconnaître.

Hà Nhi et les bénévoles de l'équipe d'ambulance gratuite de Nhât Tâm.
Photo : TN

Selon une étude, la pandémie a fait perdre 36 ans à l'égalité entre les femmes et les hommes dans le monde. La crise sanitaire a multiplié la charge des femmes entre le travail et les responsabilités de la maison, avec les tâches ménagères, la garde des enfants et des soins aux personnes âgées qui leur incombent de manière disproportionnée, sans compter l'exacerbation de la violence domestique et des vols. Pourtant, il y a une jeune femme vietnamienne qui a démenti l’idée sur l’augmentation de la vulnérabilité des femmes et a confirmé qu’elles peuvent non seulement faire le travail des hommes durant la pandémie mais encore mieux le compléter. C’est Hà Nhi - la seule conductrice de l’équipe de voitures volontaires emmenant des patients F0 et F1 aux lieux de confinement à Hô Chi Minh-Ville.

De propriétaire d’un salon de beauté
a membre de force en première en ligne


Avant la vague de contaminations au COVID-19, Hà Nhi travaillait dans le domaine de la beauté, concrètement du tatouage esthétique. Les retombées économiques et la politique de distanciation sociale du gouvernement ont affecté directement le nombre des clients et ont fait baisser sans nul doute le revenu quotidien des affaires, dont celui de Hà Nhi.

 
La jeune femme et ses mots optimistes ont fait rire beaucoup de gens sur les réseaux sociaux.
Photo : Tuoitre

Toutefois, quand Hô Chi Minh-Ville a gravement été frappée par la pandémie de coronavirus et a atteint le sommet de 7000 cas d’infection enregistré chaque jour, la jeune fille de 25 ans n’a pas hésité à s’inscrire à une organisation volontaire appelée Nhât Tâm qui mène des activités pour soutenir des patients et des médecins dans des emplacements les plus brûlants de la ville. Dans un premier temps, dénuée de connaissances médicales, Hà Nhi a été chargée de tâches de cuisine. Après, par manque de conducteurs de l’équipe, elle a décidé de devenir la seule conductrice sans salaire pour emmener des patients F0, F1 jusqu’aux hôpitaux ou lieux de confinement.

"Si tout le monde a peur et s'inquiète, personne ne le fera. Je pense simplement que je dois essayer autant que possible pour aider les autorités de la ville à juguler l'épidémie rapidement car il y a beaucoup de personnes qui ont besoin de moi. Je continuerai à faire ce travail jusqu'à ce que la ville soit complètement débarrassée du coronavirus" a déclaré Hà Nhi.

Souvenir inoubliable

À partir de juin, Nhi conduit tout le temps sans repos, allant parfois jusqu’à 14 à 15 trajets chaque jour. Elle termine généralement son travail à minuit, 1h parfois 2h du matin. Contrairement à plusieurs de ses collègues masculins qui ont été renversés par des obstacles liés aux conditions de travail inexorables, Hà Nhi a su les surmonter avec résistance, enthousiasme et amour pour la ville la plus peuplée du pays. Cependant, il y a toutefois eu un accident qui a effrayé cette brave femme. Le 11 juillet, pour la première fois après plusieurs jours de volontariat en tant que chauffeur, Hà Nhi s'est sentie impuissante.

"C'était le dernier trajet de la journée, il y avait 5 cas confirmés positifs au COVID-19, toutes japonaises. L'une d'elles a commencé à s’étouffer mais il n'y avait ni infirmière ni médecin dans la voiture et le réservoir d'oxygène ne pouvait pas être utilisé. Après avoir appelé le service de santé du quartier, j'ai immédiatement conduit le patient à l'hôpital de Thu Duc. En chemin, les autres patients dans la voiture avaient également très peur pour la survie de leur ami. Ils n'arrêtaient pas de frapper à la porte pour demander de l'aide, mais je ne connaissais pas un mot de de japonais... À ce moment-là, je me suis sentie impuissante, j'ai fondu en larmes et je n'ai pu qu'essayer d'emmener le patient à l'hôpital le plus rapidement possible. Environ 15 minutes plus tard à l'hôpital, heureusement, le patient a été pris en charge par les médecins", a partagé Hà Nhi.

Ces jeunes femmes dans la lutte contre le COVID-19

Travailler continuellement en l'absence d'air l’a rendue inévitablement épuisée.
Photo : Thanhnien

En effet, Hà Nhi n’est pas la seule jeune femme participant aux forces en première ligne pour “éteindre le feu” causé par l’explosion de la pandémie au Vietnam. Il y a de nombreuses jeunes femmes courageuses dans ce combat ardu. Nous nous rappellerons tous notamment de l’humour de cette jeune étudiante en médecine durant l’épidémie à Bac Giang il y a trois mois, qui avait écrit les mots suivants sur son équipement de protection "Facebook : Huê Nguyên, célibataire". Nombreux sont ceux qui ont écrit des phrases similaires, pour donner le sourire aux patients et motiver les médecins travaillant sans interruption sous un soleil de près de 40 degrés. Parmi ces phrases on pouvait lire notamment "Équipe de chasse du coronavirus" ou encore "la fatigue est juste un sentiment".

Si les femmes médecins mariées se consacrant à la lutte contre la tempête "COVID-19" acceptent de quitter temporairement famille et enfants suivant le slogan ''Patient d’abord, famille après'', les femmes issues de la génération Z - nées entre 1990 et 2010, ont affirmé leur place très importante dans ce combat d’une autre façon, avec enthousiasme, vivacité sans oublier la résilience, commune à toutes les femmes vietnamiennes face à des conditions de travail très difficiles.

Dans le contexte où la santé, le bien-être social et économique des femmes pâtissent lourdement de la pandémie du COVID-19, celles-ci ont contribué une nouvelle voix dans l’endiguement d’un autre virus, celui de l’inégalité des sexes. Ainsi, on peut sans conteste avoir confiance en l’avenir proche où l’expansion du coronavirus sera jugulée et les disparités entre les genres seront comblés par la résistance de ces jeunes femmes vietnamiennes.

Giap Thi Hoàng Trà/CVN
 
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