18/06/2014 10:49
Les États-Unis ont promis le 17 juin des mesures "historiques" pour réprimer la pêche illégale et pour créer le plus grand sanctuaire marin de la planète dans le Pacifique, lors d'une conférence internationale sur la protection des océans en péril.


Le secrétaire d'État américain John Kerry lors d'une allocution à la conférence "Our Ocean" (Notre océan) au département d'État, le 16 juin 2014 à Washington.
Photo : Xinhua/VNA/CVN


Le secrétaire d'État John Kerry était l'hôte les 16 et les 17 juin de 80 chefs d'État, de gouvernement et de ministres, aux côtés d'experts et d'industriels, afin que la communauté internationale se dote d'une stratégie pour sauver les océans, menacés par le réchauffement climatique, la pollution et la surexploitation des réserves de pêche.

"Nous savons tous à quel point notre planète peut être fragile", a déclaré le président Barack Obama dans un message vidéo à la conférence, exhortant les participants à "redoubler d'efforts".

"Assurons-nous que nous pourrons regarder nos enfants dans les yeux et leur dire : oui, nous avons agi et nous avons préparé un monde plus sûr et plus stable", a plaidé le président américain.

D'après la communauté scientifique, la santé des océans - qui couvrent 72% de la planète - et de leur écosystème s'est dégradée de manière spectaculaire depuis 70 ans.

De fait, a égrené Barack Obama, "la hausse des niveaux de dioxyde de carbone provoque une acidification des océans. La pollution met en péril la vie marine. La surpêche menace toutes les espèces et les populations qui en dépendent pour leur alimentation et moyens de subsistance".

Selon la Maison-Blanche, le chef de l'exécutif a demandé à son gouvernement d'établir un plan de protection d'aires marines dans les eaux territoriales américaines, notamment autour des îles Howland, au centre du Pacifique, au nord des archipels des Kiribati.

Pêche commerciale interdite dans le Pacifique

Sur une surface de quelque deux millions de km2, il s'agirait du plus vaste sanctuaire marin du monde. Dans cette région, les États-Unis entendent interdire la pêche commerciale et l'exploitation énergétique.

Un rorqual commun, un des plus grands animaux de la planète, dans l'océan Pacifique au large de Long Beach en Californie. Photo : AFP/VNA/CVN


Au total, avec les engagements d'autres pays, ce sont trois millions de km2 d'aires marines qui devraient être sanctuarisées, selon John Kerry.

C'est de la république des Kiribati qu'était venue le 16 juin l'annonce la plus concrète, le président de ces archipels d'Océanie, Anote Tong, interdisant dès janvier 2015 la pêche commerciale, en dépit de l'impact économique.

Les Kiribati font partie, avec l'archipel polynésien des Tuvalu et les Maldives dans l'océan Indien, des pays qui pourraient disparaître après la montée du niveau des océans si rien n'est fait contre le réchauffement climatique, selon l'ONU.

M. Obama a annoncé aussi avoir réclamé à son administration de "bâtir une stratégie nationale pour combattre la pêche pirate". Aujourd'hui, 20% des réserves de poissons sont pêchées illégalement, soit 26 millions de tonnes par an, accélérant la disparition de certaines espèces, selon la fondation écologiste américaine The Pew Charitable Trusts.

John Kerry a alors promis que tous les produits de la mer vendus aux États-Unis seraient "traçables", pour lutter contre la pêche illégale.

Des associations écologistes ont salué "un pas en avant historique dans la lutte contre la fraude et la pêche illégale partout dans le monde".

"Si nous ne réglons pas ces problèmes, si nous épuisons les ressources de nos océans, non seulement nous sapons les trésors de l'humanité, mais nous nous privons aussi d'une source majeure d'alimentation et de croissance économique", a mis en garde le président Obama.

AFP/VNA/CVN

 

 


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