27/09/2018 08:36
Les États-Unis ont renoué mercredi 26 septembre un dialogue direct avec la République populaire démocratique de Corée (RPDC), où le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, qui a rencontré son homologue nord-coréen à New York, va retourner en octobre après plusieurs semaines d'impasse sur la dénucléarisation.
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Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo (gauche) et le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Yong Ho, lors d'une précédente rencontre à Singapour le 4 août. Photo: AFP/VNA/CVN

Déjà tourné vers son nouveau sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, Donald Trump a affiché un optimisme à toute épreuve lors de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU.

"Je pense que nous trouverons un accord", "Kim Jong Un, un homme que j'ai appris à connaître et apprécier, veut la paix et la prospérité pour la Corée du Nord", a-t-il assuré devant le Conseil de sécurité, avant de dire, un peu plus tard, avoir reçu une nouvelle lettre "extraordinaire" de sa part.

Il a toutefois appelé le monde à appliquer les sanctions de l'ONU "jusqu'à ce que la dénucléarisation intervienne", "pour faire en sorte que ces progrès se poursuivent". "Certains pays violent déjà ces sanctions", a-t-il déploré, sans citer de noms.

Washington accuse la Russie et la Chine de relâcher la pression. Et la République de Corée, alliée des États-Unis et en première ligne dans le rapprochement avec le Nord, verrait d'un bon oeil un allégement des sanctions pour encourager Kim Jong Un.

Lors du premier sommet historique Trump - Kim en juin à Singapour, l'homme fort de Pyongyang avait promis d'oeuvrer à la "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne".

Mike Pompeo a ensuite engagé des négociations pour transformer cet engagement vague et ancien en un accord sur la "dénucléarisation définitive et entièrement vérifiée" qu'il veut voir aboutir d'ici début 2021.

Mais ces discussions ont vite stagné: le secrétaire d'État est rentré bredouille d'une visite dans la capitale nord-coréenne en juillet. Et son déplacement suivant, prévu fin août, avait été annulé par Donald Trump, contraint de reconnaître, pour la première fois, l'insuffisance de progrès concrets.

Depuis, une lettre de Kim à Trump et un troisième sommet intercoréen Kim-Moon ont permis de confirmer le spectaculaire réchauffement en cours après une année 2017 scandée par des menaces de guerre atomique.

"Rencontre très positive"

Donald Trump a annoncé cette semaine à l'ONU qu'il rencontrerait à nouveau Kim Jong Un prochainement, à une date et dans un lieu qui restent à préciser - "probablement un peu après" octobre, a dit Mike Pompeo à la chaîne américaine CBS.

De nombreux observateurs estiment que le numéro un de Pyongyang préfère une relation directe avec l'iconoclaste milliardaire républicain, persuadé qu'il peut obtenir davantage de concessions de sa part. La RPDC réclame des contreparties en échange de premiers gestes vers la dénucléarisation, notamment une déclaration mettant formellement fin à la guerre de Corée, qui ne s'est achevée en 1953 que par un simple armistice.

L'administration américaine tente elle d'obtenir la garantie de progrès suffisants avant même que le prochain sommet ait lieu.

"Nous travaillons ardemment pour faire en sorte que les conditions soient réunies pour avancer autant que possible durant le sommet", a ajouté Mike Pompeo, sans exclure une déclaration de paix à cette occasion.

Le secrétaire d'État a donc rencontré mercredi 26 septembre à New York, à l'écart des médias, le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Yong Ho.

"Rencontre très positive", a tweeté le chef de la diplomatie américaine, précisant avoir "discuté du prochain sommet" et "des prochaines étapes vers la dénucléarisation de la RPDC". "Il reste beaucoup de travail, mais nous continuerons à avancer", a-t-il ajouté.

Le département d'État a ensuite annoncé qu'il avait accepté "l'invitation" de Kim Jong Un à se rendre à nouveau à Pyongyang en octobre, pour la quatrième fois depuis le printemps, afin de "faire de nouveaux progrès".

AFP/VNA/CVN

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