05/11/2019 09:11
La lettre était attendue depuis 2017 mais ne pouvait être envoyée pour des raisons juridiques jusqu'à lundi 4 novembre : les États-Unis de Donald Trump ont notifié les Nations unies de leur intention de se retirer de l'accord de Paris sur le climat, confirmant le déni climatique américain.

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La centrale thermique au charbon de Longview à Maidsville (Virginie-Occidentale, États-Unis) le 21 août 2018. Photo : AFP/VNA/CVN


"Aujourd'hui, les États-Unis entament le processus de retrait de l'accord de Paris. Conformément aux termes de l'accord, les États-Unis ont soumis une notification formelle de leur retrait aux Nations unies. Le retrait sera effectif un an après la notification", a déclaré le chef de la diplomatie Mike Pompeo dans un communiqué.

Les 
États-Unis sont le seul pays à se désengager de ce texte signé par 197 pays, jusqu'à la République démocratique populaire de Corée.


"L'heure est venue de quitter l'accord de Paris", avait déclaré le 1er juin 2017 le président républicain, qui avait ajouté : "J'ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris".

Depuis cette déclaration, en réalité, les Américains continuaient à occuper leur siège, discrètement, pour influencer les discussions techniques autour de l'application concrète de l'accord, dans le cas où, un jour, Washington le réintégrerait. Selon le texte négocié fin 2015 par Barack Obama, aucun pays ne pouvait sortir avant le troisième anniversaire de son entrée en vigueur, le 4 novembre 2016. C'est-à-dire lundi 4 novembre.

En outre, le délai d'un an repousse la sortie effective au lendemain de la prochaine élection présidentielle américaine, dans laquelle Donald Trump brigue un nouveau mandat.

D'ici là, les Américains enverront des délégations aux grands sommets climatiques de l'ONU, à commencer par la "COP" de décembre, en Espagne, a confirmé à l'AFP le département d'
État.

Le retrait américain ne change donc rien immédiatement, mais il est lourd de sens symbolique, même si peu doutaient que la Maison Banche confirmerait cette étape.

Les conservateurs américains ont salué l'annonce. Mais la présidente de la chambre basse du Congrès, la démocrate Nancy Pelosi, y a vu "une nouvelle décision anti-science (...) qui vend l'avenir de notre planète et de nos enfants".

"Elle est mue par une vision obsolète datant du siècle précédent, quand on croyait que l'action climatique était coûteuse et détruirait des emplois", a commenté Andrew Steer, président du World Resources Institute.

AFP/VNA/CVN

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