12/11/2020 22:05
Pour améliorer leurs objectifs en termes de santé et de démographie, particulièrement les soins de santé de base, la rénovation des établissements de santé de niveau inférieur, le Service de santé à Hô Chi Minh-Ville a redoublé d’efforts ces dernières années.

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Le dispensaire du quartier 11, 3e arrondissement. 


En effet, le fait que ces installations médicales de niveau inférieur fassent progressivement peau neuve restauré la confiance des habitants. Ces établissements sont devenus des adresses fiables pour la population, contribuant à réduire la surcharge dans les hôpitaux de pointe.

Étant la ville la plus peuplée du pays, Hô Chi Minh-Ville connaît une situation sociale compliquée en raison notamment du grand nombre d'immigrants venant de toutes les provinces. Cependant, pour s’assurer que personne ne soit laissé sur le carreau, les programmes de santé de base ont toujours été pleinement mis en œuvre et ont atteint de bons objectifs dans toutes les localités de la mégapole. On peut ainsi citer l’élargissement des campagnes de vaccination couvrant les enfants tant résidentiels que migrants, les programmes de prévention de la malnutrition infantile, les campagnes en faveur de la vitamine A deux fois par an, la prévention de l'anémie nutritionnelle et la prévention des troubles causés par une carence en iode.


Réalisation des objectifs de santé

Dans certains dispensaires des communes et des quartiers, il y a aussi eu des programmes de prise en charge des maladies chroniques non transmissibles telles que l'hypertension et le diabète. Périodiquement, les patients sont surveillés et reçoivent des conseils sur la nutrition et des activités sont proposées par les médecins des dispensaires. De plus, dans certains quartiers et communes, des praticiens vont chez les résidents pour mesurer gratuitement la tension artérielle et les taux de glycémie. C'est l'une des solutions pour atteindre les objectifs fixés par la ville, d'ici 2025 soit 95% des dispensaires de santé capables de gérer toutes les maladies non transmissibles.

Hô Chi Minh-Ville a également mis en œuvre le dépistage, la détection et le traitement du sida, de la syphilis et de l'hépatite B chez les femmes enceintes afin de prévenir la transmission mère-enfant. Elle est également pionnière dans la mise en œuvre de l'examen médical et du traitement des personnes infectées par le VIH par le biais de l'Assurance nationale en se rapprochant de l'objectif 90-90-90 (90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur maladie; 90% des personnes infectées par le VIH sont sous ARV; 90% des personnes sous ARV ont une charge virale faible).

 

L’hôpital de Thu Duc se modernise pour l'enregistrement des patients.


Fin 2020, d’autres objectifs pour Hô-Chi-Minh-Ville devront être atteints comme 20 médecins /10.000 citadins, 42 lits de patients / 10.000 citadins, chaque dispensaire communal compte 2 médecins au minimum.

Le fait important de 2019 avait été la création du Centre de contrôle des maladies de Hô Chi Minh-Ville, suivant les programmes internationaux pour améliorer l'efficacité des activités de prévention et de contrôle des maladies courantes et épidémiques. Lors des deux dernières flambées de COVID-19, ce Centre a clairement démontré son rôle important dans la lutte contre l’épidémie en mettant en oeuvre de nombreuses activités d'anticipation et de blocage dans certains clusters, apportant une contribution importante à la prévention de l'épidémie de COVID-19.

Attirer les gens vers des hôpitaux de niveaux inférieurs

La surcharge des hôpitaux de pointe est un problème récurrent depuis de nombreuses années. Ainsi, le Service municipal de la santé de la ville a mis en œuvre une série de plans pour atténuer ce problème et ramener des patients légèrement souffrants vers des hôpitaux de niveaux inférieurs voire des dispensaires locaux. Sous la direction du Service de la santé, les hôpitaux municipaux ont implanté leurs annexes dans des hôpitaux de district, associé à un soutien global en terme de personnel et de technique afin d’aider ces établissements à mieux fonctionner, à créer un climat de confiance pour les populations.

Dans le même temps, les hôpitaux de district ont également été dotés de ressources humaines et ont investi dans de nouvelles constructions et autres rénovations. Peu à peu, les gens ont commencé à se tourner davantage vers les hôpitaux de district. Il existe des hôpitaux qui maîtrisent parfaitement la haute technologie au même titre que les hôpitaux municipaux. Hô Chi Minh-Ville est également la première localité du pays à avoir un hôpital de district classé comme hôpital de classe 1 (équivalent à un hôpital général de province) avec des milliers de consultations par jour. Ces dernières années, certains hôpitaux de district ont commencé à connaître des signes de surpeuplement et doivent construire davantage de cliniques satellites (Hôpital de Thu Duc, 2e arrondissement, arrondissement Binh Thanh).

En plus d’attirer les patients vers les hôpitaux de district, le secteur de la santé est déterminé à transformer les dispensaires communaux en unités d’assistance des hôpitaux de niveaux supérieurs dans le cadre du Projet de renouvellement des dispensaires adaptés aux principes de la médecine familiale. 24 dispensaires ont été choisis pour se mettre en ordre expérimental avec des médecins supplémentaires, des machines de test, d'échographie devenant officiellement des cliniques mieux adaptées pour les malades.

 

L’hôpital d'oncologie 2 est une annexe de l’hôpital d'oncologie actuel.


Le dispensaire médical du quartier de Tan Quy (arrondissement de Tân Phu) a bénéficié des changements positifs susmentionnés. En complément de la réalisation des programmes nationaux de santé (démographie, vaccination, prévention des épidémies), ce dernier a commencé depuis 2018 à élargir ses activités, surtout en direction des examens médicaux et des traitements. Le docteur Lam Phuoc Tri, chef de cet établissement, a déclaré qu'avec 2 médecins permanents et 1 médecin en renfort envoyé par l'hôpital de Tan Phu, cette unité gère actuellement plus de 400 dossiers médicaux. En moyenne, chaque jour, environ 70 personnes fréquentent cet établissement pour un examen médical, dont 50% sont des patients souffrant d'hypertension et de diabète. En outre, ce dispensaire reçoit également des soutiens professionnels d'hôpitaux de niveau supérieur tels que l'hôpital Trung Vuong, l'hôpital pédiatrique de la ville et d'autres hôpitaux spécialisés. Grâce à cela, les médecins sont également beaucoup plus confiants dans le processus d'examen médical et de traitement des personnes.

Les améliorations de la qualité des services de santé sont réalisées dans des dispensaires grâce aux projets d’alternance des médecins de niveau supérieur vers les établissements de santé communautaire et en utilisant pleinement la télésanté. "Depuis le jour où le médecin de l'hôpital de niveau supérieur a été présent dans le dispensaire local, mon examen médical a été beaucoup plus léger. En fait, je ne me déplace plus très loin, j’attends moins et mon médecin me conseille avec enthousiasme. Ce qui est le plus important c’est que chaque médecin se souvienne de la situation de chaque patient", a déclaré Lê Thi Yên, quartier de Tan Quy, arrondissement de Tân Phu.

Tang Chi Thuong, directeur adjoint du Service de la santé de Hô Chi Minh-Ville, a conclu en affirmant que les établissements de santé de base se perfectionnent progressivement afin de devenir de véritables espaces de confiance, contribuant de manière significative à résoudre le problème de surcharge des hôpitaux de pointe, et à prendre soin de manière efficace de tous les malades.

Texte et photo : Quang Châu/CVN

 

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