28/01/2016 12:35
Les taxis, mobilisés depuis le 26 janvier à l'aube contre les véhicules de transport avec chauffeur (VTC), ont décidé le 27 janvier de poursuivre leur mouvement, à Paris comme à Toulouse, déterminés à "ne pas lâcher".
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Des chauffeurs de taxi manifestent Porte Maillot à Paris, le 27 janvier.
Photo : AFP/VNA/CVN

Dans la capitale, la CGT, FO et SUD Taxis ont annoncé la reconduction de leur mouvement le 28 janvier. Le SDCTP et l'association Taxis de France ont aussi indiqué qu'ils faisaient à la préfecture une demande de renouvellement de l'autorisation de manifester.

La préfecture de police a recensé un millier de taxis mobilisés en région parisienne à la mi-journée, contre 2.100 la veille.

Porte Maillot (ouest de Paris) où environ 200 chauffeurs avaient passé la nuit dans leurs voitures, rejoints par des taxis niçois et lillois, le nombre de manifestants atteignait les 500 dans la soirée, dans une ambiance calme.

"On bloque tout !", a lancé Mohammed Benali, du SDCTP, en référence aux rassemblements Porte Maillot, à Bercy et dans les deux aéroports parisiens. "Tant qu'on n'a pas été invité par (le Premier ministre Manuel) Valls, on restera sur place", a renchéri Adil Karami (SUD taxis).

"Nous attendons un geste pour apaiser la rue", a indiqué Nordine Dahmane (FO). "Tout le monde est déterminé", selon Karim Asnoun (CGT).

"On va peut-être sacrifier une semaine, 15 jours, mais on ne lâche pas l'affaire", criait un délégué au mégaphone sous les applaudissements nourris de la foule.

D'après la CGT et FO, les deux intersyndicales qui avaient appelé à manifester le 26 janvier dans toute la France se sont accordées le 27 janvier sur "un refus de discuter avec le médiateur" désigné par le Premier ministre, à l'exception de quelques organisations professionnelles, comme l'Union nationale des taxis (UNT) qui voulait croire que la concertation ouverte permettra "d'aboutir à un résultat concret".

Pour tenter de calmer la contestation, Manuel Valls avait reçu le 26 jnavier une délégation de neuf syndicats et annoncé une concertation de trois mois "sur l'équilibre économique du secteur (...) et les éventuelles évolutions de la réglementation qui pourraient en découler". Une mission confiée au député socialiste Laurent Grandguillaume.

Cibles de leur colère : les chauffeurs d'Uber notamment, dont la justice a confirmé le 27 janvier qu'ils étaient "incités" à pratiquer le maraudage, ce que la loi leur interdit et que les taxis dénoncent. Le tribunal de grande instance de Paris a condamné Uber France à verser 1,2 million d'euros à l'UNT, qui accusait la société de VTC d'"ambiguïtés" dans sa communication.

"On n'a pas le choix"

Comparatif des conditions d'autorisations et de l'offre de taxis et VTC. Photo : AFP/VNA/CVN
Outre Porte Maillot, des taxis sont restés mobilisés dans les aéroports parisiens. À Orly, une quarantaine de taxis maintenaient dans la soirée un "léger barrage" sur l'A106 tandis qu'une centaine de véhicules avaient pris la direction de la capitale "sans doute en direction de Porte Maillot".

À Roissy, une centaine de taxis étaient encore rassemblés en fin de journée dont une trentaine "filtraient" la circulation. "On s'excuse, mais on n'a pas le choix", y expliquait Brahim, 45 ans, qui affirme avoir perdu la moitié de son chiffre d'affaires à cause de la concurrence des VTC.

Dans l'est de la capitale, une centaine de chauffeurs, dont de nombreux Bordelais et Nantais, ont campé toute la nuit boulevard de Bercy, sous les fenêtres du ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, dont ils réclament la démission.

La mobilisation s'est maintenue aussi en province, en particulier à Toulouse où le mouvement a également été reconduit et s'est étoffé le 27 janvier de renforts venus de Bordeaux, de la Charente et d'Angoulême. La réunion d'environ 500 taxis près de l'aéroport a compliqué sérieusement l'accès des passagers, avant une opération escargot sur le périphérique.

À Marseille, les taxis ont ralenti le matin le trafic sur l'A50 (est), provoquant un bouchon de plusieurs kilomètres, tandis qu'un barrage filtrant limitait l'accès à l'aéroport de Marignane. D'autres taxis se sont regroupés à Aix-en-Provence, avant de partir en cortège vers la gare TGV.

AFP/VNA/CVN


 
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