23/02/2017 15:27
L'épidémie de grippe a contribué à une surmortalité élevée cet hiver en France, en particulier chez les personnes âgées, avec un bilan d'ores et déjà plus lourd que lors de la dernière grande épidémie, il y a deux ans, selon des chiffres publiés mercredi 22 février.
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La surmortalité hivernale, en partie due à la grippe, a touché particulièrement les personnes âgées. Photo : AFP/VNA/CVN

"Sur les neuf premières semaines d'épidémie grippale", de début décembre à début février, "le nombre de décès en excès toutes causes confondues est (...) estimé à 19.400", a indiqué l'agence Santé publique France dans son bulletin hebdomadaire.

Cette hausse de la mortalité "concerne quasi exclusivement les personnes âgées de 65 ans ou plus", a précisé l'agence sanitaire.

"La très grande majorité de ces décès sont liés à la grippe", directement ou indirectement, a estimé Daniel Levy-Bruhl, responsable de l'unité infections respiratoires et vaccination de Santé publique France, interrogé par l'AFP.

Le nombre de cas de grippe n'a pas été particulièrement important cette année (1,9 million de consultations), mais ils ont été "quasiment exclusivement occasionnés par un virus de la famille H3N2, particulièrement dangereux pour les personnes les plus fragiles", a expliqué l'épidémiologiste.

Cette caractéristique a provoqué un taux d'hospitalisation important, en particulier chez les personnes âgées, à l'origine d'un engorgement dans certains hôpitaux au cours des dernières semaines de 2016.

Des mesures d'urgence (réouverture de lits d'hospitalisation, déprogrammation d'opérations non urgentes, rappel de personnel en vacances) avaient été prises pour faire face à la situation.

Le bilan de l'épidémie de grippe sera "probablement lourd", avait alors estimé la ministre de la Santé Marisol Touraine.

Il y a deux ans, Santé publique France avait relevé une "surmortalité" de 18.300 décès, là encore en large partie attribuable à la grippe. Le virus de souche A/H3N2 était également majoritaire cet hiver-là.

L'agence de veille sanitaire évalue l'excès de mortalité en faisant la différence entre la mortalité observée et la mortalité attendue (moyenne historique des décès une semaine donnée, en l'absence de phénomènes exceptionnels).
 
AFP/VNA/CVN
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