29/01/2016 17:00
De pair avec le Renouveau (Dôi moi) mené depuis 1986, le secteur de l’éducation et de la formation n’a cessé de se renouveler pour répondre aux exigences du développement national et fournir du personnel de qualité au service du pays.
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Les élèves des classes du projet de nouveau modèle d’école sont plus actifs et ont plus confiance en eux. Photo : Quy Trung/VNA/CVN

Le Renouveau est une période historique dans le développement du pays. Comme bien d’autres secteurs socio-économiques, celui de l’éducation et de la formation a beaucoup changé et s’est développé tant d’un point qualitatif que quantitatif.

La généralisation de l’enseignement du primaire au secondaire s’est accélérée. Elle a été atteinte en 2000 pour le primaire et en 2010 pour le premier cycle de l’enseignement secondaire. Mi-2015, 32 des 63 villes et provinces avaient accompli la généralisation de l’enseignement maternel.

La qualité de l’éducation et de la formation s’est élevée. Lors des Olympiades régionales et internationales de sciences fondamentales, les élèves vietnamiens ont toujours été brillants. Ces quatre dernières années, 100% de ceux participant à ces épreuves ont été primés. En 15 ans,  de 2000 à 2015, les Vietnamiens ont remporté un total de 101 médailles d’or, 169 d’argent, 174 de bronze et 43 satisfecit.

Refonte des programmes et méthodes

Depuis 30 ans, de nombreuses mesures ont été appliquées pour remédier aux faiblesses et lacunes. Par exemple, les écoles sont plus autonomes, les enseignants conçoivent eux-mêmes leurs fiches de progression et d’application des programmes de façon flexible, en tenant compte de la situation de chaque localité.

De nouveaux modèles ont vu le jour, comme le projet de nouveau modèle d’école  intégré au système public. Mis en œuvre à titre expérimental depuis 2012, ce projet a obtenu des résultats encourageants. Ce modèle représente un véritable renouveau de l’école. L’organisation de la classe est totalement repensée. L’espace est aménagé pour faciliter le travail en groupes et les classes sont gérées par un Conseil et des commissions d’autogestion, composés des élèves.

Chaque leçon est divisée en trois étapes : révision des connaissances de base, théorie et travaux pratiques. Une participation active des familles est également requise. En outre, l’État a pris diverses politiques pour assurer et favoriser l’égalité dans l’éducation, notamment au bénéfice  des enfants de régions en difficulté ou d’ethnies minoritaires. Il a assisté les régions défavorisées dans la construction d’écoles en dur et aux normes nationales. En plus, les améliorations dans le traitement des enseignants ont contribué aux avancées du secteur. Le pays recense actuellement près de 500 écoles maternelles, près de 3.200 écoles primaires, plus de 400 collèges et lycées aux normes nationales.

Poursuivre la réforme de l’éducation nationale

Ces réalisations remarquables ne doivent pas occulter le fait que nous n’en sommes qu’au début, et que le travail à accomplir reste énorme. C’est pourquoi, le projet de «Rénovation intégrale de l’éducation et de la formation, répondant aux exigences de l’industrialisation et de la modernisation dans le contexte de l’économie de marché à orientation socialiste et de l’intégration internationale» a été approuvé en 2013, lors du 8e plénum du Comité central du Parti communiste du Vietnam (XIe mandat). Il s’oriente vers le renouvellement des modalités d’examen et d’évaluation de la qualité de l’éducation.

Une nouvelle école en dur dans la province de Ninh Binh (Nord).
Photo : Huu Oai/VNA/CVN

À cela s’ajoutent un projet de standardisation du système éducatif, le renouvellement de l’évaluation comme l’arrêt du système de notation à l’école primaire, l’application d’un unique examen national de fin d’études. L’objectif est d’éviter de générer un stress inutile chez les élèves, dans la perspective notamment d’études supérieures.

L’élaboration du projet de renouvellement des manuels scolaires a été réalisée par le ministère de l’Éducation et de la Formation. Selon les prévisions, ce programme sera appliqué à partir de 2018. Le ministère préconise l’élabo-ration d’un programme d’enseignement général commun qui sera obligatoire pour tous les élèves, et un autre complémentaire conçu localement ou choisi par chaque école. Ce nouveau programme d’éducation assurera une coopération étroite entre localités et écoles. Les établissements peuvent élaborer leur propre programme pédagogique sur la base du programme national commun. Le ministère fixe les normes pour chaque cycle de l’enseignement général et les contenus obligatoires. Les écoles et les enseignants sont libres d’innover sur les contenus, les méthodes pédagogiques, les modalités d’évaluation et d’examen. Les services et bureaux de l’éducation et de la formation ont la charge d’initier et de surveiller l’élaboration puis la mise en œuvre des programmes d’éducation par chaque établissement.

Selon des experts, dans cette réforme de l’éducation et de la formation, il faut distinguer clairement l’éducation générale et l’éducation universitaire. L’octroi d’une autonomie aux universités est une condition si qua  non pour améliorer leur qualité. Une autonomie qui porte aussi bien sur le financement, la conception et l’organisation des programmes, l’attribution des diplômes. Le renouvellement des politiques et mécanismes est aussi indispensable dans cette réforme de fond du système d’éducation. 

Huong Linh/CVN
 
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