30/01/2016 16:45
Il estime que les chiffres officiels sont largement inférieurs à la réalité, évaluant à au moins 250.000 le nombres de cas de Zika enregistrés au Venezuela ces derniers mois.
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La situation est telle que le Parlement vient de voter un accord pour chercher des solutions au manque d'eau, s'inquiétant que "les 18 plus grands réservoirs de fourniture d'eau potable du pays sont proches du niveau minimum". Le gouvernement impose un sévère rationnement d'eau, le justifiant par le retard pris par la saison des pluies, pour la troisième année consécutive, un effet du phénomène météorologique El Niño.

Des personnes remplissent des bidons avec de l'eau de la montagne Guaraira Repano, le 21 janvier à Caracas (capitale du Venezuela).
Photo : AFP/VNA/CVN

"Le volume de pluies depuis 2013 est inférieur de 45% aux années antérieures", a expliqué le ministre de l'Eau Ernesto Paiva. "Il faut prendre des mesures dans l'attente de la saison des pluies, prévues pour avril". Mais le problème n'est pas nouveau, rappelle José Maria de Viana, ex-président de Hidrocapital, gestionnaire public des aqueducs de la région nord.

La sécheresse frappe particulièrement le Nord du pays, éloigné des sources principales, notamment l'Etat de Falcon (Nord-Ouest), placé en état d'alerte depuis juillet dernier. Au pied de la montagne Avila qui entoure Caracas, Yurman Torres fait la queue pour remplir son bidon d'eau, un bien devenu rare au Venezuela, obligeant les habitants à en stocker chez eux, ce qui pourrait accélérer la propagation du virus Zika.

Mais alors que le Venezuela compte déjà 4.700 cas suspects du virus Zika, une maladie qui touche 23 pays ou territoires du continent américain et inquiète l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le manque d'eau pourrait être un terreau fertile pour l'expansion de la maladie. Tranmis par le moustique tigre et le moustique Aedes aegypti, également vecteurs de la dengue ou du chikungunya, le virus est en apparence bénin, s'accompagnant de symptômes grippaux, mais il est soupçonné de provoquer une grave malformation congénitale, la microcéphalie (taille réduite de la boîte crânienne, néfaste au développement intellectuel).

Selon le docteur Julio Castro, professeur à l'Institut de médecine tropicale de l'Université centrale, la difficulté de trouver de l'eau potable est un facteur de risque : nombre d'habitants se voient obligés à recueillir et stocker de l'eau chez eux, créant ainsi le terrain idéal pour le moustique, qui prolifère dans les eaux stagnantes des zones humides et tropicales.
 
AFP/VNA/CVN
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