21/01/2020 15:19
La Chine a annoncé mardi 21 janvier un quatrième mort victime d'un mystérieux virus semblable au syndrome respiratoire aigu sévère et transmissible entre humains, alors que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'apprête à tenir une réunion d'urgence.

>>L'épidémie touche les grandes villes, la transmission entre humains confirmée
>>Virus : la Chine annonce un troisième mort et près de 140 nouveaux cas
 

Un homme quitte un centre médical de Wuhan (Chine), le 12 janvier. 
Photo : AFP/VNA/CVN


Les autorités sanitaires ont indiqué qu'un homme de 89 ans avait succombé à des difficultés respiratoires à Wuhan (Centre), ville de 11 millions d'habitants où la grande majorité des contaminations ont jusqu'à présent été recensées. Dans toute la Chine, il y en a eu plus de 200.

Le virus, de la famille du s
yndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), touche désormais plusieurs grandes villes du pays - dont Pékin et Shanghai - et trois autres pays d'Asie : Japon, République de Corée et Thaïlande.


En Australie, un homme présentant les symptômes du mystérieux virus a été placé à l'isolement à son domicile, a annoncé mardi 21 janvier un média local. L'homme, qui pourrait être le premier cas suspect du pays, est semble-t-il récemment rentré d'un séjour à Wuhan.

Zhong Nanshan, un scientifique chinois renommé de la Commission nationale de la santé, a déclaré lundi soir 20 janvier à la télévision publique CCTV que la transmission par contagion entre personnes était "avérée". C'est la première fois qu'une telle affirmation est faite publiquement.

 


L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime pour sa part qu'un animal semble être "la source primaire la plus vraisemblable", avec "une transmission limitée d'humain à humain par contact étroit".

La souche incriminée est un nouveau type de coronavirus, une famille comptant un grand nombre de virus. Ils peuvent provoquer des maladies bénignes chez l'homme (comme un rhume) mais aussi d'autres plus graves comme le SRAS.

M. Zhong avait aidé à évaluer l'ampleur de l'épidémie de SRAS en 2002-2003 qui avait très durement touchée la Chine.

Sur 8.096 cas, ce virus avait fait 774 morts dans le monde, dont 349 en Chine continentale et 299 à Hong Kong (Chine), selon l'OMS. L'organisation internationale avait à l'époque vivement critiqué la Chine pour avoir tardé à donner l'alerte et tenté de dissimuler l'ampleur de l'épidémie.

En plein chassé-croisé dans les transports avant le Nouvel An chinois samedi 25 janvier, qui fait craindre une accélération des contaminations, le président Xi Jinping a donné lundi 20 janvier le signal d'une mobilisation du pays.


AFP/VNA/CVN

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