25/06/2020 00:22
Le Vietnam a souligné mardi 23 juin l’importance de promouvoir la période de transition et de mettre pleinement en œuvre l’accord de paix au Soudan du Sud, lors de la réunion virtuelle du Conseil de sécurité des Nations unies sur la situation et les activités de la mission de maintien de la paix des Nations unies dans ce pays (MINUSS).
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La mission de maintien de la paix des Nations unies au Soudan du Sud s’efforce d’empêcher la pandémie de COVID-19 de se propager dans le pays.
Photo : MINUSS/CVN

Le chef de la Mission permanente du Vietnam auprès des Nations unies, Dang Dinh Quy, a hautement apprécié les progrès récents au Soudan du Sud et les efforts du gouvernement de transition sud-soudanais pour faire face à la pandémie du nouveau coronavirus (COVID-19).

Il a également compati aux difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de l’accord de paix en raison du COVID-19 et a noté que l’accord de cessez-le-feu a été essentiellement observé bien que certaines complications subsistent.

Réitérant le soutien du Vietnam à la MINUSS, l’ambassadeur Dang Dinh Quy a également informé les participants des efforts déployés par l’hôpital de campagne de niveau 2 du Vietnam dans la ville de Bentiu lors de la pandémie du nouveau coronavirus.

Le Vietnam compte désormais 68 officiers à la MINUSS, dont 11 femmes. Le pays a officiellement participé aux opérations de maintien de la paix des Nations unies en envoyant deux officiers à la MINUSS en 2014.

Son hôpital de campagne de niveau 2 est déployé à Bentiu depuis 2018. Du début 2020 au 10 juin, cet hôpital a traité 927 patients. Ses membres ont également participé à une formation anti-Covid19 à l’intention du personnel des Nations unies et de la population locale.

Le double combat contre le COVID-19 et pour la paix

Devant le Conseil de sécurité, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour le Soudan du Sud et chef de la MINUSS, David Shearer, a fait état de "quelques pas encourageants vers la paix", en particulier la formation du gouvernement de transition le 22 février, avec l’ancien chef de l’opposition Riek Marchar nommé premier vice-président.

Le nouveau cabinet comprend également un vice-président et neuf ministres qui sont des femmes tandis que les parties ont mis fin à un blocage de quatre mois sur la question de l’attribution des États.

Venant à l’escalade du conflit avec des incidents violents multipliés par quatre en deux ans, le représentant spécial a expliqué qu’elle est le résultat de l’impasse politique, combinée avec le confinement dû au COVI-19. Il a craint avant tout les conséquences potentielles de la pandémie sur le système de santé déjà fragile. 

À la date du 23 juin, le Soudan du Sud a enregistré 1.892 cas d’infection au nouveau coronavirus, dont trois vice-présidents et neuf ministres. Il y a également eu 34 décès dus à la maladie.

L’enjeu pour les Casques bleus et les humanitaires est de trouver l’équilibre entre leurs missions et le devoir de prendre soin de leurs personnels pour qu’ils puissent continuer leur travail, a fait remarquer le haut fonctionnaire. 

Nous demandons à nos troupes de prendre des risques pour faire leur travail, mais nous avons le devoir de nous assurer qu’elles sont bien équipées et que les risques qu’elles prennent sont nécessaires. Si nous ne le faisons pas, nous pourrions perdre nos capacités opérationnelles et peut-être des vies, a-t-il précisé.

Pour sa part, le directeur exécutif de la Community Empowerment for Progress Organisation (CEPO) au Soudan du Sud, Edmund Yakani, a fait savoir que son organisation est membre du Forum de la société civile du Soudan du Sud, une coalition de plus de 200 entités œuvrant pour la paix, la liberté et le respect de la dignité humaine.

L’orateur a invité le Conseil de sécurité à réagir au manque de volonté politique des parties de mettre en œuvre l’Accord revitalisé, rappelant qu’entre les mois de mai et juin 2020, les combats ont continué entre les forces gouvernementales et le Front du salut national dans les régions de Yei, Laniya et Morobo. 

Il a aussi encouragé le Conseil de sécurité à faire pression sur les parties pour qu’elles achèvent la formation, en temps opportun, de l’Assemblée législative nationale et du Conseil des États, ainsi que la nomination des gouverneurs, soulignant que le Conseil de sécurité doit veiller à ce que le cessez-le-feu soit respecté par toutes les parties.

VNA/CVN

 
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