16/07/2020 11:43
Lors de la réunion du Conseil de sécurité en format Arria portant sur les ressources naturelles dans la région des Grands Lacs, le 15 juillet à New York, l’ambassadeur Dang Dinh Quy, chef de la Mission permanente du Vietnam auprès des Nations unies, a souligné le rôle important de la coopération régionale et internationale pour la gestion des ressources naturelles.
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L’ambassadeur Dang Dinh Quy, chef de la Mission permanente du Vietnam auprès des Nations unies, lors d'une réunion du Conseil de sécurité, le 14 juillet à New York.
Photo : VNA/CVN

L’ambassadeur Dang Dinh Quy a affirmé qu’il s’agissait de deux facteurs importants qui pouvaient contribuer au règlement des causes racines de l’instabilité de sécurité dans la région. Selon lui, la coopération régionale a un rôle de premier rang car les pays régionaux partagent des intérêts et objectifs communs.

Le diplomate vietnamien a recommandé aux pays concernés de réformer leurs cadres juridiques, de renforcer les mécanismes de coopération et de promouvoir la transparence de la chaîne d’approvisionnement. Il a également insisté sur la nécessité d’intensifier les mécanismes de partage d’informations et de données.

Les participants de la réunion ont souligné qu’il fallait une approche globale de la question sur l’exploitation illégale de ressources naturelles dans la région, à travers le renforcement du rôle de tous les pays régionaux et de toutes les parties participant à la chaîne d’approvisionnement. Ils ont affirmé que l’assistance technique et financière d’organisations internationales et des partenaires de la région était indispensable.

La région des Grands Lacs regorge de ressources minérales. Les populations de l’est de la République démocratique du Congo, où se situe la majorité des ressources minières du pays, sont victimes depuis des années de conflits récurrents alimentés par l’exploitation illégale des ressources naturelles.

Les réunions en "formule Arria" sont une pratique des membres du Conseil de sécurité. Comme les consultations plénières du Conseil, elles ne sont prévues ni par la Charte des Nations unies ni par le Règlement intérieur provisoire du Conseil. Cependant, l’Article 30 de la Charte fait du Conseil le maître de sa procédure et lui donne toute latitude pour établir sa pratique.

Les réunions en formule Arria sont des rencontres confidentielles et très informelles qui permettent aux membres du Conseil d’avoir, à huis clos et selon une procédure offrant toute la souplesse voulue, de francs échanges de vues avec des personnes dont le ou les membres du Conseil qui les ont invitées et qui sont chargés d’organiser et d’animer la réunion. Elles donnent aux membres du Conseil de sécurité concernés la possibilité d’avoir des échanges directs avec des représentants de gouvernements et d’organisations internationales – souvent à la demande de ces derniers – ainsi qu’avec des parties non étatiques, sur des questions qui les préoccupent et qui relèvent de la responsabilité du Conseil de sécurité.

Ces réunions portent le nom d’un ancien Représentant permanent du Venezuela auprès de l’ONU, Diego Arria, qui a siégé au Conseil en 1992 et 1993 et inauguré cette pratique en 1992. Lorsqu’il a convoqué la première réunion en formule Arria, l’ambassadeur Arria était président du Conseil de sécurité. Cependant, il ressort de la pratique récente du Conseil que ses membres préfèrent que ce ne soit pas le président, mais un autre membre du Conseil, qui convoque ce genre de réunion. La présidence de la réunion est assurée par le membre qui a lancé la convocation.


VNA/CVN

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