07/12/2018 22:40
Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni jeudi 6 décembre pour réfléchir à la reconstruction post-conflit et aux liens entre paix, sécurité et stabilité, en s’appuyant sur l’exemple ivoirien.

Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, lors d'un débat au Conseil de sécurité. Photo: ONU/CVN

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a fait observer que le nombre de pays qui font face à un conflit violent est le plus élevé depuis 30 ans et que les conflits de basse intensité ont augmenté de 60% au cours de la dernière décennie. Convaincu qu’aucun État ni aucun organisme ne peut relever seul les défis actuels, il a plaidé pour un renforcement général de la prévention et de la coopération avec les organisations régionales.

Le secrétaire général de l’ONU a rappelé qu’il s’est donné la prévention pour priorité, qu’il s’agisse de conflits, de catastrophes naturelles, de pandémies ou de dangers posés par les nouvelles technologies. La prévention est une fin en soi, a-t-il déclaré, indiquant que plutôt que de lancer des opérations d’aide humanitaire pour sauver des vies, nous devrions investir pour réduire les besoins d’assistance.

Il a expliqué qu’investir dans les services de base, le développement durable et la cohésion sociale, "c’est investir dans la paix", à condition toutefois de prendre en compte la spécificité des besoins de chaque pays sollicitant l’aide du système de l’ONU. Je tiens tant à recentrer nos activités sur la prévention, à rééquilibrer notre action dans les domaines de la paix et de la sécurité, et à coordonner nos activités entre les trois piliers que sont la paix, le développement durable et les droits de l’homme, a-t-il précisé.

Selon lui, la paix ne peut être pérenne sans développement et une paix durable est indispensable à la préservation des acquis du développement. Le développement durable est une fin en soi mais aussi l’un des outils les plus efficaces pour la prévention, a-t-il ajouté. Tout le travail entrepris pour atteindre les objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030, qu’il s’agisse des droits de l’homme ou de l’égalité entre les sexes en passant par la protection de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques, a un rôle dans la prévention des conflits, a-t-il poursuivi.

Le secrétaire général a également mis en avant la diversité des sociétés et la nécessité de les rendre résilientes, ce qui passe par un investissement dans l’éducation et la formation pour les jeunes, afin de leur donner de l’espoir et des perspectives. Les représentants de plus de 60 pays et organisations internationales ont mis en exergue le rôle important de la coopération entre l’ONU, les organisations régionales, sous-régionales et les pays dans ce domaine.

Les organisations régionales et sous-régionales disposent de la proximité, de l’expérience, de la connaissance des dynamiques locales et de la flexibilité nécessaires à un engagement rapide et efficace lorsqu’une situation se détériore. Plusieurs pays ont apprécié le succès de l’Union africaine et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (ECOWARN), ainsi que leur partenariat avec l’ONU dans la prévention et la résolution des conflits et le soutien à la reconstruction post-conflit dans plusieurs pays africains.

Position du Vietnam

L’ambassadeur Dang Dinh Quy, chef de la Mission permanente du Vietnam à l’ONU, a souligné le rôle important des partenariats entre l’ONU, les organisations régionales et les pays pour assurer la paix, la stabilité et le développement dans le  monde. Il est important de souligner la responsabilité principale des pays concernés dans la prévention et le règlement des conflits, a-t-il déclaré, notant que chaque pays doit observer le droit international, y compris le règlement pacifique des différends.

En même temps, l’ONU et les organisations régionales jouent un rôle essentiel dans la promotion des valeurs communes, des normes de conduite et des principes du droit international aidant à maintenir les relations amicales entre les nations. Selon le diplomate vietnamien, la coopération entre l’ONU et les organisations régionales devrait être encouragée dans tous les domaines politique, sécuritaire, économique, culturel et social afin de relever les nouveaux défis mondiaux et régionaux.

L’ONU devrait renforcer son soutien aux nations et aux organisations régionales avec sa capacité et son expérience en matière de consolidation et de maintien de la paix. De leur côté, les organisations régionales fortes de leur connaissance approfondie des problèmes sociaux, ethniques, historiques et politiques régionaux contribueront à améliorer les performances de l’ONU. L’ambassadeur Dang Dinh Quy a également fait savoir que depuis sa création, l’ASEAN s’efforce constamment de transformer l’Asie du Sud-Est d’une région instable et dépourvue de confiance en une région de coopération et de confiance mutuelle.

Le dialogue et la consultation sont devenus des "mesures de l’ASEAN" visant à réduire les différences, à promouvoir la confiance et la compréhension mutuelles et à créer un consensus, a-t-il indiqué. La coopération entre l’ASEAN et l’ONU est très importante pour l’ASEAN et le Vietnam est très satisfait des résultats de la mise en œuvre du Plan d’action ASEAN - ONU pour la période 2016-2020, a-t-il dit.

Étant membre de l’ASEAN, le Vietnam souhaite partager son expérience tirée des activités de l’ASEAN ainsi que dans le cadre de la coopération ASEAN - ONU, et s’engage à œuvrer avec d’autres pays à la réalisation de l’objectif commun de paix, de sécurité et de développement dans le monde entier, a-t-il affirmé.

VNA/CVN
 
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