08/05/2021 15:04
Les experts se sont penchés lors d’un séminaire tenu en avril à Hô Chi Minh-Ville (Sud) sur les mécanisme et politiques de production et de consommation du plastique biodégradable pour protéger l’environnement.
>>100 millions de dollars pour une usine de plastiques biodégradables au Vietnam
>>Des sacs en bioplastique vietnamiens à l’assaut du marché mondial
>>Le volume des déchets pourrait augmenter de 70% dans le monde d'ici 2050

On estime que d’ici 2025, la demande totale de plastiques biodégradables du Vietnam atteindra 80.000 tonnes par an. Photo : BAVN/CVN

Aujourd’hui, les plastiques et les produits en plastique constituent un élément utile et pratique dans la vie humaine. Principale application, les emballages plastiques remplacent de plus en plus les autres matériaux d’emballage.

En 2013, le secteur a mis sur le marché 78 millions de tonnes d’emballages plastiques. Un volume qui devrait continuer à progresser fortement selon la Fondation Ellen MacArthur, doublant dans les 15 prochaines années et plus que quadruplant d’ici à 2050, pour atteindre 318 millions de tonnes par an - plus que l’ensemble du secteur des plastiques aujourd’hui.

Pourtant, ils restent un souci majeur pour l’environnement. Ces impacts négatifs sur l’environnement concernent principalement la dégradation des systèmes naturels liée aux fuites d’emballages plastiques, en particulier dans les océans, et les émissions de gaz à effet de serre lors de la production des plastiques et de l’incinération des déchets.

La consommation et la fabrication de produits en plastique dans de nombreux pays du monde ne sont ni durables ni rationnelles, ce qui conduit à la crise mondiale de la pollution plastique, a estimé le vice-ministre des Ressources naturelles et de l’Environnement Lê Công Thành lors du séminaire.

Reconnaissant les effets nocifs des déchets plastiques, le Vietnam a publié 17 ensembles de critères d’évaluation pour les produits en plastique biodégradable respectueux de l’environnement pour délivrer des écolabels pour la certification et l’exonération fiscale pour les entreprises de production et de commerce d’emballages bioplastiques certifiés, a-t-il indiqué.

Les entreprises sont donc dans l’obligation de se pencher sur le sujet, selon le  professeur associé-Docteur Lê Hùng Anh, directeur de l’Institut de science, d’ingénierie et de gestion de l’environnement.

Un concours de dessin sur le sujet de protection de l'environnement, de réduction de la pollution plastique. Photo : Doàn Manh Duong/VNA/CVN 

Au Vietnam, certaines entreprises telles que An Phat Bioplastics, Biostarch, Phu My Plastic Manufacturing JSC... ont développé avec succès des plastiques biodégradables pour produire des sacs en nylon, des gants, des couteaux, des fourchettes, des pailles et des membranes agricoles... pour un usage domestique et pour l’exportation, a-t-il fait savoir.

De nombreux supermarchés et magasins de proximiné comme Co.opmart, Vinmart, Big C, Mega Market, Lotte... ont progressivement réduit l’utilisation des sacs en plastique à usage unique et les ont remplacé par des emballages plus respectueux de l’environnement, a-t-il ajouté.

On estime que d’ici 2025, la demande totale de plastiques biodégradables du Vietnam atteindra 80.000 tonnes par an, le potentiel de développement de cette filière s’avère considérable.

Les plastiques biodégradables ne vont évidemment pas régler d’un coup de baguette magique tous les problèmes liés aux externalités négatives de l’économie des plastiques. Ils ne représentent pas non plus une solution unique qui exclurait toutes les autres.

Ne pas jeter, réduire, réutiliser, recycler, composter... Comme pour les autres matériaux, toutes les solutions envisagées pour réduire la pollution plastique reposent également sur l’adoption de comportement vertueux.

La sensibilisation, l’éducation et l’information des citoyens sont donc au cœur de toutes les politiques menées pour mieux gérer la fin de vie des plastiques, et en particulier pour optimiser le tri à la source et la collecte des emballages.

VNA/CVN
Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Quand les femmes d’ethnies minoritaires participent aux modèles économiques locaux

À la découverte de la mangrove de Dông Rui Grâce aux efforts conjugués des autorités et des populations locales, Dông Rui est aujourd’hui la plus belle et la plus vieille mangrove primitive du Nord du Vietnam. Située dans le district de Tiên Yên, province de Quang Ninh, elle est le meilleur rempart contre l’érosion marine et une extraordinaire source de vie pour les habitants.