16/04/2020 09:57
Asialyst, site d'informations en français d'analyse et d'actualité sur toute l'Asie, a publié un article indiquant que le nombre de cas de COVID-19 au Vietnam "est surprenant pour ce pays de 96 millions d’habitants, qui ne consacre que peu de moyens à la santé".
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Un homme à scooter porte un masque tandis qu'il passe devant une affiche de propagande sur les mesures de précaution contre le coronavirus. 
Photo : Reuters/VNA/CVN

Dans son article sur le site d'informations Asialyst, l’auteur Jean-Raphaël Chaponnière a considéré le Vietnam comme un succès d'une stratégie "low cost" et a analysé certains facteurs qui, selon lui, étaient essentiels pour aider le Vietnam à lutter efficacement contre l'épidémie.

L’épidémie de COVID-19 aurait pu y faire des ravages, a-t-il écrit. Pourtant, ce 11 avril, le Vietnam ne comptait que 258 cas déclarés et aucun décès selon l’université américaine Johns Hopkins. Le résultat est surprenant pour ce pays de 96 millions d’habitants, qui ne consacre que peu de moyens à la santé. À Hô Chi Minh-Ville, seuls 900 lits d’hôpitaux sont équipés pour les soins intensifs, soit 1 pour près de 9.000 habitants.

Jean-Raphaël Chaponnière a mis l’accent sur la réactivité des autorités vietnamiennes dès l’apparition des premiers cas d’infection à Wuhan, en Chine.

Selon lui, le Vietnam a acquis des leçons tirées de l’épidémie de syndrome respiratoire aigu analogue (SRAS) en 2003. En ce moment-là, la réaction nationale, qui a consisté à isoler très rapidement tous les patients infectés, a permis de circonscrire l’épidémie : au Vietnam, le SRAS n’a contaminé que 63 personnes, dont cinq sont décédées. Un article scientifique en a d’ailleurs signalé l’exemplarité.

Les autorités vietnamiennes étaient donc préparées à l’épidémie de COVID-19, qui a démarré à Wuhan en décembre 2019 et est apparue le 23 janvier dernier au Vietnam. Hanoï a décidé de suspendre tous les vols entre le Vietnam et la Chine dès le 1er février. Les écoles n’ont pas rouvert après les vacances du Nouvel An chinois, et les frontières terrestres avec la Chine ont été fermées.

Trente années de guerre (1945-1975) ont également forgé la capacité de mobilisation de la société vietnamienne. Étudiants en médecine, médecins et infirmières retraitées ont été mobilisés par l’État dans la lutte contre le coronavirus.

En menant ce combat, le Vietnam a privilégié une stratégie "low cost" en retraçant systématiquement les contacts des personnes atteintes jusqu’à la 4e relation. Ces personnes et leurs contacts ont été placés en quarantaine.

La mise en œuvre de cette stratégie a été facilitée par une culture de la surveillance et l’encadrement de la société. Il débute au niveau des îlots – environ 200 personnes - dont chacun est placé sous la responsabilité d’un "tô dân phô", ou  "gardien de voisinage".

Jean-Raphaël Chaponnière a souligné que le Vietnam a été le premier pays touché après la Chine, le taux d’infection a été plus faible que partout ailleurs dans le monde. Entre le 23 janvier et le 25 février, la croissance du nombre de cas était comparable à celle des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’Allemagne. Mais de la fin février au 5 mars, la situation est restée bien contrôlée ; de même qu’après la seconde apparition du virus depuis le 12 mars.

VNA/CVN

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