11/10/2018 17:41
Le Comité de pilotage national sur le règlement des conséquences des bombes et mines et des produits chimiques toxiques laissés par la guerre prévoit de construire à titre expérimental avant 2020 un centre de tests et de soutien au traitement médical des victimes de l’agent orange/dioxine.
Les travaux du Comité de pilotage national durant la période 2018-2020 consistent à faire avancer les travaux de règlement des conséquences des bombes et mines, et des produits chimiques toxiques laissés par la guerre au Vietnam. Ils visent aussi à accomplir pour l’essentiel les objectifs du programme d’action national pour le règlement des conséquences des bombes et mines, et des produits chimiques toxiques laissés par la guerre pour la période 2010-2025.

Des enfants victimes de l’agent orange/dioxine pris en charge au Village Hoà Binh, à Hanoi.
Photo: VNA/CVN

On estime que plus de 6,1 millions d’hectares de terres, soit 18,71% de la superficie nationale, sont contaminés par environ 800.000 tonnes de bombes, mines et d’engins non explosés (UXO), dispersés dans les 63 villes et provinces, notamment dans le Centre du pays.

Depuis 1975 à aujourd’hui, les bombes et les mines non explosées ont provoqué la mort de plus de 40.000 personnes et blessé 60.000 autres, dont beaucoup sont des soutiens de famille et des enfants. Plus de 2.000 démineurs ont été tués ou ont été blessés alors qu’ils étaient à la tâche. Juste après la fin de la guerre, le Parti et l’État vietnamiens ont identifié le règlement des conséquences causées par les bombes, mines et munitions non explosées restées enfouies dans le sol comme une tâche urgente mais régulière et à long terme. Le Comité de pilotage national prévoit aussi de réaliser pour l’essentiel les objectifs du plan d’action national pour la réparation des conséquences des produits chimiques toxiques utilisés par les États-Unis durant la guerre du Vietnam jusqu’en 2015 et sa vision 2020.

Selon une décision récemment signée par le Premier ministre Nguyên Xuân Phuc, le comité devra organiser le nettoyage de 50.000 hectares de terres pour réduire les surfaces infestées à moins de 15%, notamment dans les provinces les plus polluées, l’assainissement de 35% du volume de terres contaminées par la dioxine à l’aéroport de Biên Hoà.

Le Comité de pilotage national devra en outre renforcer ses capacités de maîtrise de la conception, de la fabrication d’équipements, de technologies de déminage et de traitement des produits chimiques toxiques laissés par la guerre, intensifier le travail de sensibilisation, la coopération internationale, et mobiliser des soutiens financiers à cette fin. Entre-temps, il va recenser toutes les personnes ayant participé à la résistance et leurs descendants liés à une exposition à des produits chimiques toxiques/dioxine pour établir des dossiers des victimes bénéficiaires de politiques sociales.

Le Comité de pilotage national devra enfin assister les localités dans la mise en œuvre des plans d’aide à la réinsertion communautaire des victimes des bombes et mines, moderniser les centres de réhabilitation fonctionnelle, et améliorer les capacités du personnel médical.

Pendant la guerre du Vietnam, l’aviation américaine a déversé 80 millions de litres d’herbicides toxiques à forte teneur en dioxine, l’un des produits toxiques les plus puissants, sur le Vietnam pour détruire la végétation qui couvrait la progression des soldats vietnamiens et les priver de leurs sources de nourriture. Ce défoliant détruit des plantes mais aussi la vie et la santé des habitants, en provoquant cancer des poumons et de la prostate, maladies de la peau, du cerveau et des systèmes nerveux, respiratoire et circulatoire, cécité, diverses anomalies à la naissance. Des millions de familles vietnamiennes sont affectées par les défoliants toxiques déversés sur le pays et vivent dans des conditions très difficiles. Cette situation ne s’est pas améliorée, elle persiste aujourd’hui encore avec les enfants de la quatrième génération, victimes eux aussi de la dioxine. 
VNA/CVN
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