22/09/2018 22:16
Un mois après sa création, le Comité national sur l’e-gouvernement a tenu jeudi 20 septembre à Hanoï sa première réunion sous la houlette de son chef, le Premier ministre Nguyên Xuân Phuc. Ce comité a défini une série de mesures visant à mettre en place l’e-gouvernement, qui a pour vocation de rendre l’administration publique plus efficace.
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Le Premier ministre Nguyên Xuân Phuc (debout) prend la parole lors de la première réunion du Comité national sur l’e-gouvernement, le 20 septembre à Hanoï.
Photo: Thông Nhât/VNA/CVN

Dans le classement e-gouvernement de l’ONU de 2018, le Vietnam se trouve à la 88e place sur les 193 pays et territoires recensés. Sur les 10 pays de l’ASEAN, il est le 6e pays le plus performant.

Dès 2015, un cadre d’e-gouvernement, version 1.0, a été mis en place. À ce jour, une bonne cinquantaine de ministères, secteurs et collectivités locales ont participé à la création d’une base de données nationale d’inscriptions d’entreprises.

E-gouvernement, une nécessité absolue

Dès les années 2000, le Parti et le gouvernement vietnamiens ont voulu faire des technologies de l’information un moteur de l’industrialisation et de la modernisation du pays.

Le Bureau politique du Parti a aussi promulgué la résolution 36 portant sur la réforme administrative liée à l’instauration d’un e-gouvernement qui, dès 2020, devrait fournir des services publics en ligne dans plusieurs domaines. En 2015, le gouvernement promulguait sa première résolution exclusivement consacrée à l’e-gouvernement.

En 2018, le Vietnam est donc à la 88e place sur le classement e-gouvernement de l’ONU. Il a progressé d’un rang par rapport à 2016. En Asie du Sud-Est, il se trouve derrière Singapour, la Malaisie, le Brunei, la Thaïlande et les Philippines, a précisé le ministre, chef de l’Office du gouvernement, Mai Tiên Dung.

"Aujourd’hui, aucun pays ne peut mener de réforme sans instaurer un e-gouvernement, qui est d’ailleurs étroitement lié au développement du gouvernement conventionnel. Après l’automatisation, vient la numérisation, c’est un processus inéluctable", a-t-il affirmé. "Voilà 20 ans que le Vietnam s’est engagé dans l’édification d’un e-gouvernement, il a obtenu des premiers résultats qui sont encore modestes".

Des efforts redoublés

Lors de la réunion du comité national sur l’e-gouvernement, tenu jeudi 20 septembre, le ministre par intérim de l’Information et de la Communication, Nguyên Manh Hùng, a annoncé que son ministère était en train de mettre au point l’architecture de l’e-gouvernement, laquelle devrait être validée par le gouvernement du Premier ministre Nguyên Xuân Phuc cette année. Cette architecture qui est basée sur des données nationales, notamment démographiques, s’articule autour des services publics, des ressources humaines et des infrastructures.

"Nous sommes déterminés à lever tous les obstacles à la mise en place d’un e-gouvernement qui servirait le peuple, l’édification et la défense nationale de la meilleure façon qui soit", a déclaré Nguyên Xuân Phuc. "L’important est de bien savoir organiser, répartir les tâches et veiller à leur accomplissement. Une discipline de fer sera indispensable. Aucun retard ne doit être toléré".

L’e-gouvernement 2.0, dont l’architecture est en train d’être peaufinée par le ministère de l’Information et de la Communication, devrait permettre au gouvernement conventionnel de conduire le pays sur la voie de l’industrie 4.0. 
 
VOV/VNA/CVN

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