02/11/2020 08:42
Au moins dix personnes ont péri dimanche 1er novembre aux Philippines qui étaient balayées par le typhon Goni, le plus puissant de l'année, les autorités faisant état de conditions "catastrophiques" dans certaines régions, après avoir évacué près de 400.000 habitants.
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Un gymnase détruit par les vents violents du super-typhon Goni qui a touché les Philippines, le 1er novembre à Tabaco, au sud de Manille.
Photo : AFP/VNA/CVN

La tempête Goni a touché terre sur l'île de Catanduanes dimanche 1er novembre vers 05h00 (21h00 GMT samedi 31 octobre), accompagnée de vents à 225 km/h et de rafales mesurées à 310 km/h qui ont arraché des toits, des arbres et provoqué des crues soudaines et des glissements de terrain qui ont englouti des maisons entières.

Initialement classé dans la catégorie des "super-typhons", Goni, après avoir dévasté la région d'Albay, dans le Sud-Est de l'île de Luçon, a été rétrogradé alors qu'il évoluait sur l'île en direction de Manille, selon l'agence météorologique nationale, qui avait annoncé "des vents d'une violence catastrophique et des pluies intenses à torrentielles".

Après Molave 

Des habitants de Daraga réfugiés sur le toit de leur maison face aux inondations provoquées par le super typhon Goni, le 1er novembre aux Philippines.
Photo : AFP/VNA/CVN
Goni arrive une semaine après Molave, qui a touché la même région, faisant 22 morts et inondant une grande région agricole avant de continuer sa route vers le Vietnam.

Au moins sept personnes, dont un enfant de cinq ans, ont été tuées dans la province d'Albay, a annoncé son gouverneur Alfrancis Bichara sur une radio locale.

Plusieurs des victimes ont été ensevelies sous des coulées de boues volcaniques qui ont englouti deux villages proches du volcan actif Mayon.

"Les vents sont violents. On peut entendre les arbres secoués par le vent", a déclaré Francia Mae Borras, 21 ans, depuis sa maison située sur la côte à Legazpi, dans la province d'Albay.

Les toits de deux centres d'évacuation ont été emportés par les vents et leurs occupants déplacés au rez-de-chausssée, a indiqué sur une radio un responsable régional de la sécurité, Cedric Daep.

"Nos villages ont été inondés par des crues soudaines", a déclaré Carlos Irwin Baldo, maire de Camalig, près de Legazpi.

"Les routes sont jonchées de débris provenant des montagnes, de branches et de sable, certains provenant du volcan Mayon. Certaines routes sont impraticables", a-t-il ajouté.

Aéroport fermé 

Le chef de la protection civile Ricardo Jalad a indiqué que près de 400.000 personnes ont été évacuées.

À Manille, les habitants de certains bidonvilles situés dans des zones peu élevées ont été évacués en raison de la menace d'inondations et l'aéroport de la capitale a été fermé.

Le Conseil de prévention des catastrophes naturelles avait lancé un message d'alerte que les habitants ont reçu sur leurs téléphones portables, mettant en grade contre "des vents destructeurs" à redouter dans la capitale et les provinces voisines.

Mais le typhon a plutôt frôlé la capitale, touchant principalement des banlieues.

Des milliers de militaires ont été placés en état d'alerte pour aider aux évacuations.

Les écoles, qui sont fermées depuis l'arrivée de la pandémie, sont utilisées comme refuges, de même que les gymnases.

Des patients atteints du coronavirus et qui étaient soignés dans des tentes ont également été évacués.

L'archipel totalise officiellement plus de 378.000 cas de contamination et 7.100 décès sont attribués au COVID-19. La pandémie complique la donne puisque nombre de ressources d'urgence sont mobilisées contre le coronavirus.

Autre typhon en formation 

Mary Ann Echague, 23 ans, ses deux enfants, ses parents et des frères et soeurs ont fui leur domicile situé à Legazpi pour venir se réfugier dans une école où ils partagent une salle de classe avec plusieurs autres familles.

Des habitants des quartiers côtiers de Manille arrivent dans des centres d'évacuation, le 1er novembre, alors que le super-typhon Goni arrive sur la capitale philippine.
Photo : AFP/VNA/CVN

La famille, déjà éprouvée par de précédents typhons, a emporté un réchaud, de la viande en conserve, des nouilles instantanées, du café, du pain, des oreillers et des couvertures.

"Nous redoutons la puissance du typhon", a-t-elle déclaré. "Chaque fois qu'il y a un typhon, notre maison est endommagée car elle est en bois et le toit est en fer galvanisé".

Plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées bloquées après que les garde-côte ont ordonné aux ferries et aux bateaux de pêche de rester à quai, les vagues pouvant atteindre 16 mètres de haut en mer.

Goni devrait s'affaiblir "considérablement" en traversant Luçon avant d'atteindre lundi matin 2 novembre la Mer Orientale, selon les services météorologiques. Mais un autre typhon est en train de se renforcer sur le Pacifique et devrait, lui aussi, frapper l'archipel.

Les Philippines sont touchées chaque année en moyenne par une vingtaine de tempêtes tropicales et de typhons, qui détruisent les récoltes, les maisons fragiles et les infrastructures, maintenant des populations entières dans la pauvreté permanente.

Le pire de l'histoire récente a été, en 2013, le super typhon Haiyan, qui avait fait plus de 7.300 morts, notamment dans la ville centrale de Tacloban submergée par des vagues géantes.

AFP/VNA/CVN

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