24/07/2017 09:07
Environ 110.000 festivaliers au rendez-vous, des moyens colossaux pour les protéger, des concerts qui ont ravi le public et même un zeste de polémique : la première édition parisienne du festival Lollapalooza est un pari réussi.
>>Le mastodonte Lollapalooza débarque en force à Paris

La première édition parisienne du festival Lollapalooza, le 22 juillet à Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'objectif espéré par l'organisateur Live Nation France de 120.000 personnes en deux jours n'a pas été atteint, au terme de ce deuxième et dernier jour qui présentait une affiche plus attractive que la veille, avec les Red Hot Chili Peppers, Pixies, DJ Snake ou encore IAM.

La satisfaction prédominait tout de même chez les organisateurs. Ils veulent faire de Lollapalooza, ce festival itinérant américain, vieux de 26 ans, qui s'exporte désormais à travers le monde (Chicago, Buenos Aires, Sao Paulo, Santiago, Berlin), un rendez-vous annuel et pérenne à Paris.

Au vu du succès de cette première édition, une deuxième suivra l'an prochain.

Et ce malgré la pique lancée samedi par l'ancien ministre de la Culture, Jack Lang, déplorant "l'invasion de multinationales américaines sur la vie musicale française".

"Live Nation étend son empire sur l'organisation de concerts en France et en particulier à travers le festival Lollapalooza. Le groupe américain AEG, déjà scandaleusement présent dans le capital de Bercy (la salle de spectacles, NDLR), rachète Rock en Seine tout en bénéficiant des subventions locales", déplorait-il.

"On aurait été ravis d'accueillir M. Lang sur le festival afin qu'il se rende compte que c'est une initiative locale, faite par une société française qui s'appelle Live Nation France, qui compte 65 salariés et emploie pour l'organisation de Lollapalooza 1.500 personnes, toutes rémunérées, sans bénéficier d'aucune subvention publique", avait réagi Matthias Leullier, directeur général adjoint de Live Nation France, filiale de Live Nation.

Ferveur anglo-saxonne 

Environ 110.000 festivaliers à la première édition parisienne du festival Lollapalooza, le 22 juillet à Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN

Loin de ces considérations, le public a pu apprécier les énormes moyens mis en œuvre pour assister à la cinquantaine de concerts programmés en 48 heures. Trois écrans géants pour entourer les deux très grandes scènes principales, un accès au site particulièrement fluide, et surtout un dispositif de sécurité très renforcé.

Outre les nombreux agents de sécurité présents parmi la foule, des patrouilles policières munies de fusils d'assaut ont fait des rondes dans les travées extérieures, où se trouvent les loges, les zones VIP, les personnels techniques. Tout autour de l'hippodrome, des fourgons de police étaient disposés pour faire des barrages filtrants, et des contrôles de voitures, de sacs, avec des chiens étaient effectués.

Sur site, l'ambiance était bon enfant et il fallait la réplique de la Tour Eiffel, de cinq bons mètres de haut, posée au milieu du parcours pour rappeler qu'on était bien à Paris. Avec pour moitié de festivaliers étrangers, le français se faisait peu entendre dans les files d'attente devant les nombreux bars et stands de restauration souvent bondés.

Le groupe Milky Chance lors de la première édition parisienne du festival Lollapalooza, le 22 juillet à Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN

The Weeknd, star américaine du R'n'B qui a collaboré avec Daft Punk pour un de ses titres récents, Starboy, a été la sensation du samedi 22 juillet, avec un show au dispositif scénique impressionnant.

Les tubes des Américains Imagine Dragons ont été repris en chœur par de nombreux fans. Les Suédois The Hives ont eux livré une heure rock très joyeuse et énergique.

Dimanche 23 juillet, la ferveur du public en majorité anglo-saxon avait encore grimpé. Moins pour fêter la victoire de Chris Froome sur le Tour de France que pour reprendre en chœur le Wonderwall d'un Liam Gallagher, toujours aussi bougon, ou jouer des épaules sur les tubes express des Pixies, malgré un son un peu tourbillonnant.

Après que Lana Del Rey a connu un joli succès avec sa musique évoquant les couchers de soleil hollywoodiens, le clou de la soirée a été assuré par les Red Hot Chili Peppers, sous la pluie qui s'est finalement abattue en soirée. Can't Stop, Californication et une reprise de I Wanna Be a Dog des Stooges ont électrisé Lollapalooza.

AFP/VNA/CVN

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