04/12/2020 15:18
La station d'observation d'Arecibo, sur l'île américaine de Porto Rico, ne fermera pas malgré l'effondrement de son célèbre radiotélescope cette semaine, ont assuré jeudi 3 décembre les responsables du site, sans donner d'autres précisions sur son avenir.
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L'effondrement total du célèbre radiotélescope de la station d'observation d'Arecibo, le 1er décembre, sur l'île américaine de Porto Rico.
Photo : AFP/VNA/CVN

La Fondation nationale des sciences américaines (NSF) "ne fermera pas l'observatoire d'Arecibo", a dit lors d'une téléconférence de presse Ralph Gaume, le directeur des sciences astronomiques de la NSF.

Il s'est dit "profondément triste" de la perte du télescope qui avait "un bel avenir avec des résultats scientifiques nombreux et impressionnants à venir".

Le radiotélescope, l'un des plus grands du monde, s'est effondré mardi 1er décembre quand deux câbles soutenant ses instruments de 900 tonnes se sont rompus, occasionnant des "dégâts importants" sur la parabole de 305 mètres de diamètre et aux alentours.

Sur des vidéos de l'accident diffusées jeudi 3 décembre, on voit deux des câbles tirés depuis une tour de béton pour soutenir le télescope se rompre. Déstabilisée, la structure tombe quelques secondes plus tard et troue une partie de la parabole.

L'ensemble était déjà fragilisé par la rupture de câbles sur une des tours de soutien le 10 août et le 6 novembre.

Le télescope avait ensuite été jugé trop instable et non réparable, et la NSF avait pris la décision de démolir la structure.

"La situation était dangereuse", a expliqué M. Gaume. "Après le 6 novembre, ces câbles auraient pu se rompre n'importe quand, nous ne pouvions pas prévoir quand ça arriverait mais nous savions que ça arriverait".

Il a précisé que l'accident n'était pas dû à un défaut de financement de l'opérateur du site, l'Université de Floride centrale (UCF). Celle-ci "avait tous les fonds nécessaires pour procéder aux tentatives de stabilisation et de réparation", a dit Ralph Gaume.

Si la station d'Arecibo restera ouverte, M. Gaume n'a pas voulu faire de commentaire sur un éventuel remplacement du télescope.

"La NSF a un processus très bien défini pour financer et construire de très larges infrastructures dont des télescopes", a-t-il expliqué. "C'est un processus qui dure plusieurs années et qui implique un financement du Congrès et des études sur les besoins de la communauté scientifique".

Le télescope était utilisé par les astronomes du monde entier et avait permis de découvrir les premières planètes en orbite autour d'une autre étoile que le Soleil. En service depuis 57 ans, il avait aussi été le cadre de scènes de films, comme "Contact" et "GoldenEye".

AFP/VNA/CVN

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