28/08/2017 15:36
Le Pdg d'Expedia, Dara Khosrowshahi, a été nommé dimanche 27 août nouveau Pdg d'Uber en remplacement de Travis Kalanick, qui avait été contraint de démissionner en juin, affirme le New York Times.
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Dara Khosrowshahi, le Pdg d'Expedia qui va prendre la tête d'Uber, le 7 juillet 2016 à Sun Valley, dans l'Idaho. Photo : AFP/VNA/CVN

"M. Khosrowshahi a émergé comme candidat leader pour être Pdg à l'issue de réunions du comité de direction de Uber avec trois finalistes", indique le journal qui cite "deux personnes proches du processus" de nomination ayant requis l'anonymat.

Uber, leader de la réservation de voiture avec chauffeur, n'était pas immédiatement joignable pour confirmer ou infirmer cette information.

Dara Khosrowshahi avait pris la tête d'Expedia en 2005 et a largement contribué depuis à son expansion notamment grâce à des acquisitions.

Expedia est l'un des plus gros voyagistes en ligne au monde, avec toute une série de sites proposant de réserver des chambres d'hôtel, des billets d'avion ou des voitures de location comme Hotels.com, hotwire, Travelocity, hotelclub.com, cheaptickets.com, Egencia, Trivago, CarRentals.com...

Originaire d'Iran, M. Khosrowshahi est également membre du comité de direction de The New York Times Company depuis 2015.

Plusieurs médias américains avaient plus tôt dimanche évoqué la nomination imminente d'un nouveau PDG mais ils évoquaient alors le fait que la PDG de Hewlett-Packard Entreprise, Meg Whitman, était de nouveau dans la course.

De son côté, l'ancien Pdg de General Electric (GE), Jeff Immelt, dont le nom figurait parmi les nombreux patrons potentiels de Uber, avait annoncé dimanche 27 août qu'il n'était plus candidat.

"J'ai décidé de ne pas concourir au poste de patron d'Uber", avait-il déclaré sur son compte Twitter. "J'ai un immense respect pour l'entreprise et ses fondateurs", avait-il ajouté, sans toutefois expliquer son retrait.

"M. Immelt s'est retiré de lui-même après avoir observé confusion et divisions au sein des différentes factions de la direction d'Uber", selon le Wall Street Journal (WSJ) qui cite une personne proche du dossier.

M. Immelt, qui a occupé le poste de Pdg de GE pendant 16 ans, avait passé la main le 1er août à John Flannery.

Il était donc libre pour prendre la tête de Uber, lui-même sans patron depuis juin.

Patron emblématique mais controversé, Travis Kalanick avait dû démissionner sous la pression d'investisseurs soucieux de redorer l'image de Uber, ternie par des scandales, sur fond d'accusation de harcèlement sexuel ou de vol de technologies.

Restaurer une culture d'entreprise assainie

Uber s'est en outre mis à dos les taxis qui voient en lui leur mort programmée, les régulateurs de nombreux pays qui cherchent à lui faire barrage, et même ses propres chauffeurs, qui réclament de meilleures rémunérations ou un statut plus protecteur.

Si la nomination de M.Khosrowshahi était confirmée, sa tâche serait donc immense.

Il devra sans doute s'attacher à restaurer une culture d'entreprise assainie tout en faisant face aux batailles juridiques et au bilan négatif de l'entreprise.

La semaine dernière, Uber, qui n'est pas coté en Bourse, avait confirmé avoir enregistré au second trimestre une perte d'exploitation avant intérêts et impôts (EBIT) de 645 millions de dollars et de 534 millions avant dépreciations et amortissements (EBITDA).

Le chiffre d'affaires "ajusté" ressort à 1,75 milliard de dollars, plus que doublé par rapport à la même période de l'an dernier (800 millions).
 
AFP/VNA/CVN
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