13/07/2021 14:13
Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a déclaré lundi 12 juillet que le monde était "terriblement en retard" pour atteindre les objectifs de développement durable à l'horizon 2030, citant des statistiques de l'organisation selon lesquelles entre 720 millions et 811 millions de personnes dans le monde ont souffert de la faim en 2020, soit quelque 161 millions de plus que l'année précédente.
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Des Indiens sans domicile fixe, notamment des travailleurs journaliers, font la queue pour une distribution de nourriture à New Delhi, le 20 mai.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Des coûts importants, associés à la persistance de niveaux de pauvreté élevés et d'inégalité de revenus, continuent de priver environ 3 milliards de personnes de l'accès à une alimentation saine, dans toutes les régions du monde", a indiqué le chef des Nations unies Antonio Guterres dans un communiqué soulignant l'importance du sommet mondial sur les systèmes alimentaires, qui aura lieu en septembre.

Bien que la faim soit en hausse depuis plusieurs années, M. Guterres a déploré qu'en 2021, "nous échouons à fournir ce qui est un droit fondamental pour les populations du monde". Et la COVID-19 n'a pas seulement aggravé la situation, mais a également intensifié les liens entre l'inégalité, la pauvreté, la nourriture et les maladies, a-t-il noté.

Malgré une augmentation de 300% de la production alimentaire mondiale depuis le milieu des années 1960, selon le secrétaire général, "la malnutrition est un facteur majeur contribuant à réduire l'espérance de vie".

Comme le reconnaît le programme de développement 2030, la faim et la malnutrition sont interconnectées et doivent être traitées conjointement avec d'autres défis mondiaux.

"Il est temps de tenir notre promesse", a appelé le chef de l'ONU.

M. Guterres a souligné que dans un monde d'abondance, il est inacceptable pour des milliards de personnes de ne pas avoir accès à une alimentation saine et a mis en garde contre le fait que l'heure tourne pour effectuer "les changements urgents" nécessaires afin de limiter la hausse de la température mondiale.

Décrivant les aspects sociaux, environnementaux et économiques des systèmes alimentaires comme "importants", il a précisé : "Notre relation avec la nourriture est une partie fondamentale de tous les aspects de la vie sur terre".

Notant que l'agenda 2030 présente le plan pour se relever de la COVID-19, le secrétaire général de l'ONU a souligné que l'investissement dans les changements du système alimentaire serait de nature à soutenir la transformation.

Xinhua/VNA/CVN

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