01/12/2018 16:15
Andrés Manuel Lopez Obrador, premier président de gauche de l’histoire récente du Mexique, prend officiellement ses fonctions samedi 1er décembre, laissant présager un profond changement de politique dans un pays lassé par la corruption, la pauvreté et la violence.

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Le président élu mexicain Andres Manuel Lopez Obrador, le 10 août 2018 à Mexico.
Photo: AFP/VNA/CVN


Surnommé "AMLO", suivant ses initiales, M. Lopez Obrador, qui s'est fait élire comme candidat anti-système, a promis d'accomplir une "transformation" historique du Mexique.

Après sa large victoire à l'élection présidentielle du 1
er juillet, et la majorité obtenue par la coalition dirigée par son parti Morena aux deux chambres du Congrès, il bénéficiera d'une marge de manoeuvre inédite pour un président mexicain. 

Sa victoire est la plus ample depuis la mise en place du multipartisme au Mexique en 2000, et la première pour un candidat de gauche.


AMLO, 65 ans, hérite toutefois de son impopulaire prédécesseur Enrique Pena Nieto d'une série de problèmes épineux.

Sur la pile des dossiers qui l'attendent figurent notamment la violence croissante alimentée par le narcotrafic, la corruption endémique, la crise migratoire avec une caravane de 6.000 migrants qui campe à la frontière Nord, sans oublier une relation diplomatique hautement inflammable avec les 
États-Unis.

Confronté à des crises sur de nombreux fronts, M. Lopez Obrador promet une présidence unique en son genre, martelant qu'il va "en finir avec la corruption" et la gabegie d'argent public pour financer notamment différents programmes sociaux.

Il a renoncé à occuper la résidence présidentielle, à utiliser l'avion présidentiel, à bénéficier d'une sécurité rapprochée et va réduire son salaire de plus de moitié.

Beaucoup craignent toutefois que son gouvernement ne verse dans une forme d'autoritarisme et de radicalisme, et certains déplorent le flou qui entoure son programme.

Le monde des affaires de la deuxième puissance d'Amérique latine est particulièrement nerveux et, depuis les élections, le peso mexicain et la bourse mexicaine ont plongé.

La défiance a été exacerbée par sa décision d'annuler fin octobre la construction du futur aéroport à Mexico, d'un coût de 13 milliards de dollars, dont un tiers est déjà achevé, après une consultation publique entachée d'irrégularités.

 

AFP/VNA/CVN

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