11/10/2018 00:44
Sous l’impulsion du roi Mohammed VI, le Maroc a mené de grandes réformes politiques dont le nouveau Code de la famille, l’Initiative nationale pour le développement humain, la nouvelle politique en matière d’immigration ainsi qu’une nouvelle politique étrangère.

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Les nouvelles réformes politiques du Maroc étaient au cœur d’un récent débat-diner animé par Azzeddine Farhane, l’ambassadeur du Maroc au Vietnam.

 

Le Maroc a déployé ses efforts pour améliorer les conditions de vie des habitants.
Photo: Hông Nga/CVN


Un nouveau Code de la famille a été adopté en 2004, qui a institutionnalisé les droits de la femme en matière de mariage, de divorce et d’égalité des sexes. Concrètement, l’âge minimum légal du mariage est relevé à 18 ans pour les hommes et les femmes. Le code a également réglementé que les deux époux doivent partager la responsabilité de la famille et qu’un homme ne peut prendre une deuxième épouse que si la première y consent.

Selon le nouveau code, la garde des enfants va d'abord à la mère, puis au père, puis à la grand-mère maternelle, ou à toute personne que le juge considère comme le parent le plus qualifié selon les conventions internationales que le Maroc a signées. D’autre part, les enfants nés hors mariage ont droit à la reconnaissance de paternité.
 
En 2005, le roi Mohammed VI a lancé l’Initiative nationale pour le développement humain. "Cette initiative a mis l’accent sur la réduction de la pauvreté et le renforcement de l’accès des habitants aux droits fondamentaux", a souligné Azzeddine Farhane, l’ambassadeur du Maroc au Vietnam.

Quatre programmes principaux ont été déployé en matière d’édification des infrastructures et services sociaux de base; d’assistance aux personnes en situation de vulnérabilité; d’amélioration du revenu et de l'intégration économique des jeunes et de soutien au développement humain des générations futures.

À noter que plus de 40 milliards de dirhams ont été investis dans le programme en 12 ans et 44.000 projets et 12.000 activités bénéficiant à plus de 10 millions de personnes, dont 50 % vivent en milieu rural, ont été mis en place.
 
Promouvoir les droits de l’Homme

 

Les droits de l'Homme sont soulignés dans la Constitution de 2011 du Maroc.
Photo: Hông Nga/CVN


Les droits de l’Homme  occupent le devant de la scène de la nouvelle Constitution de 2011 du Maroc. "Dans ce texte, le Maroc s’engage à promouvoir les droits de l'Homme reconnus internationalement et à contribuer à leur développement dans le cadre de leur indivisibilité et de leur universalité", a informé le diplomate marocain. Le pays s’engage également à se conformer aux conventions internationales qu'il a dûment ratifiées dans le cadre des dispositions de la Constitution et des lois du Royaume.

La nouvelle Constitution a donné la naissance à des nouvelles institutions dont Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), Conseil économique, social et environnemental, Conseil de la concurrence, Conseil de la jeunesse, Conseil de la famille et de l'enfance…

D’autre part, la Constitution de 2011 porte également sur la reconnaissance de la diversité culturelle du Royaume du Maroc.


Une nouvelle politique en matière d’immigration a été appliquée. En septembre 2013, le roi Mohammed VI a annoncé la stratégie nationale en matière d’immigration et d’asile. Les autorités marocaines ont procédé, depuis 2014, à la régularisation d’environ 50.000 demandeurs d’asile. Le roi Mohammed VI, en tant que leader de l’Union africaine (UA) sur la question des migrations, a soumis, le 29 janvier 2018, au 30e  Sommet de l’Union africaine un Agenda africain pour la migration. Cet Agenda propose, sur la gestion migratoire, une démarche fondée sur des politiques nationales, sur une coordination sous-régionale, une perspective continentale et un partenariat international. Il suppose un changement de paradigme, une redéfinition introspective et positive de la migration ainsi qu’une volonté politique réelle des États.
 
L’Afrique, priorité de la politique étrangère du Maroc 

 

L'ambassadeur du Maroc au Vietnam, Azzeddine Farhane, anime le débat sur les réformes politiques du Maroc. Photo: Vân Anh/CVN


Cette priorité se décline notamment à travers l’engagement précoce du Maroc en matière de participation aux opérations de maintien de paix, notamment en Afrique, son élection en 2018 en tant que membre du Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine, son action et sa présence pour la promotion économique et des investissements en Afrique.

"La position géostratégique du Maroc lui permet de jouer le rôle de plaque tournante du commerce et des investissements en Afrique", a insisté l’ambassadeur. En tant que pays le plus stable d’Afrique du Nord, le Maroc a figureé au premier rang de l’indice des investissements en Afrique en 2017, avec 2,57 milliards de dollars d’investissements directs étrangers, une augmentation de 12% par rapport à 2016.

Le Royaume du Maroc a organisé, en marge de la COP 22, un Sommet africain de l’action, qui a consacré la dimension africaine de la COP 22, réuni une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement et enregistré la participation de 50 délégations de pays africains. L’enjeu principal était de donner au continent les moyens d’harmoniser leurs actions dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques et d’agir de manière collective en faveur du développement durable.

Vân Anh/CVN

 

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