05/06/2021 19:05
La passation de pouvoir. Le Paris SG a enfin remporté, vendredi 4 juin, le premier titre de D1 dames de son histoire, abattant l'immense dynastie des Lyonnaises, qui étaient championnes de France sans interruption depuis 14 ans.
>>D1 dames : Paris en position de force pour le titre

L'entraîneur du Paris-SG, Olivier Echouafni, lors de la finale du Trophée des championnes 2019 contre l'Olympique lyonnais, à Guingamp.
Photo : AFP/VNA/CVN

Une victoire contre Dijon (3-0) à Jean-Bouin a sacré les nouvelles championnes de France. Tout le groupe a explosé au coup de sifflet final, pour fêter ce premier titre. L'Allemande Sara Dabritz sur penalty (8), la capitaine Irene Paredes (61) et la Canadienne Jordyn Huitema (90) ont marqué les buts vainqueurs.

"On a eu des déceptions ces dernières années", a rappelé Paredes, "c'est du travail, mais aujourd'hui c'est à nous!" a-t-elle jubilé au micro de Canal Plus Sport. Avec 62 points, les Parisiennes devancent d'un point les Lyonnaises (61 pts), qui ont écrasé en vain Fleury (8-0). "On est fières de nous, c'est l'accomplissement d'années de travail", a jubilé Grace Geyoro, sur Canal.

Le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, était sur la pelouse pour la remise du premier trophée de champion de la section féminine. Pendant ce temps-là, les ex-reines d'Europe terminent la saison les mains vides. Déjà éliminées par le PSG en quarts de finale de la Ligue des champions (0-1/2-1), une énorme désillusion après avoir remporté cinq couronnes européennes de rang, les joueuses de Jean-Michel Aulas n'ont rien gagné cette saison.

Montée en puissance

Elles ont pourtant longtemps fait pleurer les Parisiennes, en D1, ou en finale de C1 2017 (0-0, 7 t.a.b. à 6), mais cette année la balance a penché vers la Capitale. Le PSG est passé devant en novembre en battant son bourreau lyonnais au Parc des Princes (1-0), et n'a plus quitté la tête de la D1 dames.

Les filles du PSG l'ont conservé en arrachant un 0-0 à Lyon à l'avant-dernière journée, sans grand panache, mais suffisant pour leur permettre de cueillir enfin vendredi 4 juin le fruit tant attendu. Arrivé en 2018 sur le banc du PSG, l'ancien sélectionneur des Bleues Olivier Echouafni a enfin décroché le Graal.

Débarquée dans l'élite voilà vingt ans, la section féminine du PSG touche au but après une montée en puissance régulière. Elle a doublé les Montpelliéraines, s'est installée dans le rôle de dauphine les trois dernières saison avant d'enfin coiffer la couronne.

"Nous avons passé une étape, sur le plan psychologique notamment. On va continuer de mettre des moyens car la concurrence va s'accentuer. On veut maintenir notre niveau", s'est projeté le directeur sportif parisien Leonardo, dimanche sur Canal+. Attention, les Lyonnaises ont toujours de l'appétit. Elles sont privées depuis un an et demi de la meilleure joueuse du monde, la Norvégienne Ada Hegerberg, première Ballon d'Or de l'histoire du foot féminin.

Après cette première saison sans titre depuis 2006, l'OL a déjà pensé le changement. Une femme s'est installée sur le banc, Sonia Bompastor, qui a remplacé fin avril Jean-Luc Vasseur après l'élimination en Ligue des champions. Des stars vont partir, la gardienne Sarah Bouhaddi, la milieu Dzsenifer Marozsán et l'attaquante Eugénie Le Sommer, prêtées toutes les trois à la filiale américaine OL Reign jusqu'au 31 décembre 2021. Mais les reines d'Europe et de France n'abdiqueront pas.
AFP/VNA/CVN


 

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