13/07/2018 09:38
L'armée syrienne a hissé jeudi 12 juillet le drapeau national dans le secteur opposant de la ville de Deraa, berceau de la révolte en 2011, un geste symbolique qui illustre la nouvelle victoire engrangée par le gouvernement.
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Le drapeau national syrien hissé par les forces gouvernementales dans le centre-ville de Deraa, berceau de la révolte, le 12 juillet. Photo: AFP/VNA/CVN

Un correspondant de l'AFP à Deraa a pu voir un convoi de policiers militaires russes et d'officiers  syrien, accompagnés de journalistes, entrer dans le centre de Deraa, chef-lieu de la province du même nom, pour la cérémonie.

Près de trois semaines après l'offensive lancée  dans cette province, les factions insurgées ont été contraintes d'accepter le 6 juillet un accord dit de "réconciliation", qui s'apparente en fait à une capitulation.

Cet accord impose aux opposants l'abandon de leur artillerie lourde et moyenne. Il prévoit aussi le retour des institutions étatiques dans les secteurs insurgés et le départ des combattants refusant de rester sous contrôle du gouvernement vers la province d'Idleb (Nord-Ouest).

"Des unités de l'armée syrienne (sont) entrées à Deraa al-Balad (centre-ville) et ont hissé le drapeau national sur la place publique", a indiqué jeudi 12 juillet l'agence de presse officielle Sana.

Mais le geste est pour l'instant "symbolique" a estimé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), en précisant que les procédures prévues par l'accord n'ont pas encore été entamées.

"Les factions opposantes sont encore dans la ville de Deraa, celles qui veulent la réconciliation doivent encore abandonner leur artillerie, les procédures n'ont pas encore commencé", a déclaré le directeur de l'ONG, Rami Abdel Rahmane.

Revers

Vue sur le secteur du centre de Deraa tenu par les opposants mais où sont entrées les forces du gouvernement syrien le 12 juillet. Photo: AFP/VNA/CVN

"Probablement dans les jours à venir, les combattants refusant la réconciliation seront évacués (...). Puis le gouvernement entrera officiellement et procèdera à des vérifications", confie à l'AFP le militant Omar al-Hariri, dans la cité de Deraa.

"À ce moment là, on pourra dire que la ville est totalement sous son contrôle", ajoute-t-il.

Pour l'heure, Damas contrôle désormais plus de 60% du pays, ravagé depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 350.000 morts et des millions d'exilés.

Située à une centaine de kilomètres de la capitale, la perte de Deraa est d'autant plus symbolique que la ville est considérée comme le "berceau" des manifestations en 2011.

Après plus de sept ans de guerre, le pouvoir syrien a repris plus de 80% de la province de Deraa. Des localités opposants dans l'Ouest attendent toujours une application de l'accord.

Dans le Sud-Ouest, les forces syriennes mènent des raids aériens contre un secteur tenu par des jihadistes ayant prêté allégeance au groupe État islamique (EI).

AFP/VNA/CVN

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