29/11/2019 09:14
Le gouvernement chilien s'est réuni jeudi 28 novembre pour la première fois avec les syndicats pour tenter de trouver une issue à la grave crise sociale qui dure depuis plus de 40 jours et suscite l'inquiétude des marchés.
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Le président chilien Sebastian Pinera (gauche) accompagné du ministre de l'Intérieur, Gonzalo Blumel, à Santiago, le 27 novembre. Photo : AFP/VNA/CVN

Pour la première fois depuis l'éclatement de la crise, le 18 octobre, des membres du gouvernement du président conservateur Sebastian Piñera ont rencontré des représentants de la "Plateforme d'unité sociale", un collectif d'organisations sociales et syndicales à l'origine de nombreux appels à manifester. Parmi les membres du collectif figurent notamment la Centrale unitaire des travailleurs (CUT), le plus puissant syndicat du pays, l'organisation professionnelle des professeurs ou encore le collectif "No+AFP" qui réclame la fin du système de retraites privatisé chilien, une revendication majeure des manifestants.

"Nous avons dit très clairement que nous n'étions pas prêts à négocier dans le dos des gens, que ce n'est pas notre état d'esprit, que ce sont eux (le gouvernement) qui doivent maintenant apporter des réponses aux propositions qui ont été faites", a déclaré à l'issue de la réunion, Mario Aguilar, le président du Collège des professeurs. Alors que le gouvernement a déjà annoncé en octobre une batterie de mesures sociales pour tenter de mettre fin à la crise, les organisations syndicales et nombre de manifestants demandent au gouvernement d'aller plus loin, avec notamment une augmentation de 50% du salaire minimum (301.000 pesos, 400 dollars) et le remplacement du système de retraites par capitalisation individuelle, hérité de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990), par un système par répartition.

Le ministre de l'Intérieur, Gonzalo Blumel, qui fait office de numéro un du gouvernement, s'est félicité que les parties se soient mises "d'accord pour lancer un dialogue sur les questions prioritaires de l'agenda social" telles que les salaires, l'accès à des services de santé de qualité, ainsi que les retraites. Parallèlement, le Parlement débat de plusieurs projets de loi présentés par le gouvernement pour renforcer le maintien de l'ordre, comme une loi anti-casseurs et une autre permettant aux militaires de protéger les infrastructures publiques sans avoir besoin de décréter l'état d'urgence.

AFP/VNA/CVN



 
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