06/05/2020 10:02
Écoles, masques, transports : le gouvernement français règle les derniers détails du déconfinement tandis qu'Emmanuel Macron, après avoir tenté d'apaiser les inquiétudes entourant les retours en classe, est attendu mercredi 6 mai au chevet du secteur culturel, laminé par la pandémie de COVID-19.
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Un salarié d'une entreprise de nettoyage désinfecte un bus de la RATP, à Paris le 5 mai.
Photo : AFP/VNA/CVN

Alors que les commerces se préparent à rouvrir, le rideau reste tiré jusqu'à nouvel ordre sur les théâtres, les cinémas, les festivals, les tournages, les grands musées et les salles de concert, distanciation sociale oblige.  

Le chef de l'État, Emmanuel Macron, qui avait promis un plan spécifique d'aide pour les secteurs "durablement impactés" par la crise, doit dévoiler dans la matinée les premières orientations d'un "plan pour la culture" que "le gouvernement sera amené à mettre en œuvre rapidement", a annoncé l'Élysée mardi soir 5 mai.

Emmanuel Macron échangera au préalable avec des artistes de différents domaines, en présence du ministre de la Culture, Franck Riester, et de ses collègues de l'Économie, Bruno Le Maire, et du Travail, Muriel Pénicaud.

Les attentes du secteur culturel, qui fait vivre 1,3 million de personnes et se considère comme "l'oublié" de la crise liée au coronavirus, sont immenses, les conséquences financières de sa paralysie forcée s'avérant désastreuses.

Les acteurs du secteur espèrent aussi un échéancier pour tenter de se projeter: "Quand on aura une date, on aura de l'espoir". On a besoin de notre "11 mai", fait valoir Jean-Marc Dumontet, influent propriétaire de six théâtres parisiens.

Autre gros dossier, celui des intermittents du spectacle, qui risquent pour beaucoup d'être sans ressources et radiés de pôle emploi : Franck Riester a annoncé mardi 5 mai travailler sur un dispositif de protection pour l'été mais sans se prononcer sur l'"année blanche" pour leurs droits qu'ils réclament.

Derniers réglages

Au moment où plusieurs pays voisins lèvent certaines restrictions, l'exécutif insiste sur l'urgence de remettre le pays en marche, après le confinement inédit de millions de Français pendant près de deux mois. Et met la dernière main aux détails pratiques de cette opération complexe.

Prévue lundi 4 mai, elle doit cependant rester très prudente, a répété Emmanuel Macron, en prévenant qu'il faudrait attendre début juin pour savoir si les déplacements des vacances d'été seront autorisés.

Le coordonnateur national à la stratégie de déconfinement, Jean Castex, est auditionné mercredi matin 6 mai par la Commission des lois du Sénat. Le chef du gouvernement, Edouard Philippe, doit présenter les derniers réglages du déconfinement jeudi 7 mai, date à laquelle sera arrêtée pour de bon la carte des départements classés rouges ou verts selon leur situation sanitaire.

Le bilan officiel en France égale presque celui de l'Espagne : depuis le 1er mars, l'épidémie a fait 25.531 morts, dont 330 recensés en 24 heures.

Quatorze masques par semaine

L'une des grandes inconnues du déconfinement reste la périlleuse rentrée: le retour en classe, soumis à un protocole très strict qui risque de virer au casse-tête, inquiète parents, enseignants et élus locaux, particulièrement en région parisienne. Beaucoup de maires refusent de rouvrir les écoles dès la semaine prochaine, ou alors a minima.

Au-delà de la problématique sanitaire dans les écoles, de nombreux élus s'inquiètent de leur responsabilité pénale si la sortie du confinement devait mal se passer.

Le Sénat français a entamé le 4 mai l'examen du projet de loi prorogeant l'état d'urgence sanitaire.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le Sénat a d'ailleurs adopté dans la nuit du 5 au 6 mai le projet de loi prorogeant l'état d'urgence sanitaire, mais avec "des garanties essentielles" en vue du déconfinement sur la responsabilité des maires et le suivi des malades du coronavirus.

Un dispositif adopté contre l'avis du gouvernement dispose que pendant l'état d'urgence sanitaire "nul ne peut voir sa responsabilité pénale engagée" pour des contaminations par le coronavirus, sauf en cas d'intention délibérée, imprudence ou négligence.

Les usagers des transports en commun sont tout aussi inquiets. Des lignes de transports en commun pourraient fermer après le 11 mai, si les règles de sécurité sanitaires n'étaient pas respectées, a d'ailleurs prévenu mardi 5 mai le secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari.

Sur le sujet toujours très sensible des masques, l'une des clés du déconfinement, le ministère de la Santé a annoncé mardi 5 mai que les malades du coronavirus et les "personnes contacts" pourraient se faire prescrire 14 masques chirurgicaux par semaine à partir du 11 mai.

Autre outil de la lutte sanitaire sujet de controverse, l'application StopCovid, qui doit permettre de tracer les contacts avec des personnes diagnostiquées positives mais ne sera pas obligatoire, sera prête le 2 juin, a annoncé le secrétaire d'État au Numérique Cedric O. Elle devra d'ici là être soumise à la Cnil et n'aura pas recours aux plateformes d'Apple et Google, ultra-dominants sur le marché des smartphones.

AFP/VNA/CVN

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