17/09/2018 08:38
Le gouvernement syrien a organisé dimanche 16 septembre ses premières municipales depuis 2011, un scrutin qu'il a été en mesure de tenir dans la majeure partie du territoire syrien à la faveur des succès militaires enregistrés au cours des dernières années de guerre.
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Une électrice trempe son doigt dans l'encre après avoir voté le 16 septembre à Damas. Photo: AFP/VNA/CVN

Plus de 6.550 bureaux de vote ont ouvert dimanche 16 septembre à 07h00 locales (04h00 GMT), dans les régions tenues par le gouvernement, soit près des deux-tiers du pays.

Face à "l'afflux important" des électeurs, les autorités ont annoncé que le vote se prolongerait jusqu'à minuit (21h00 GMT), selon l'agence de presse officielle Sana. Les médias étatiques n'ont toutefois pas donné de taux de participation.

"Plus de 40.000 candidats sont en lice pour 18.478 sièges dans toutes les provinces", a précisé la Sana.

Le dernier scrutin municipal avait été organisé en décembre 2011, au début de la guerre qui ravage le pays depuis plus de sept ans et a entraîné la mort de plus de 360.000 personnes et l'exil de millions d'habitants.

Dans la capitale Damas, toujours restée sous le contrôle du gouvernement, de nombreuses affiches recouvrent les murs, la plupart du temps avec des candidats sortants briguant un nouveau mandat.

Fonctionnaire âgé de 42 ans, Mohammad Kabadi va voter pour un candidat de son quartier. "Je sais exactement pour qui je vais voter, il est jeune, actif et sa victoire apportera de bonnes choses aux habitants", explique-t-il.

"Changement pour le mieux"

Les nouveaux conseillers municipaux devraient avoir davantage de responsabilités, notamment dans les domaines de la reconstruction et du développement urbain, érigées comme l'une des priorité par le président, dans un pays où des villes entières ne sont plus que des champs de ruines.

Les autorités n'ont communiqué aucune information sur le nombre d'électeurs appelés à voter. En raison du conflit, aucun recensement de la population n'a pu être mené ces dernières années et quasiment toutes les régions ont connu des combats au lourd coût humain et ayant poussé la population locale à fuir.

Dans les régions reconquises par les forces syriennes, notamment dans la ville de Deir Ezzor dans l'est, ou encore l'ex-bastion opposante de la Ghouta orientale près de Damas, les électeurs n'avaient qu'un seul mot à la bouche: reconstruction.

"Je suis optimiste. Le prochain conseil va reconstruire la ville après les importantes destructions causées par des années de guerre", lance Mohamed Tah, 36 ans, à Deir Ezzor.

Le pouvoir a repris fin 2017 le contrôle de toute la ville, occupée en grande partie par les jihadistes du groupe État islamique (EI).

Dans la localité de Jisrine, dans la Ghouta orientale, où le bureau de vote a été installé dans une école, quelques électeurs ont fait le déplacement, comme Abou Haitham, 64 ans.

"Nous espérons que ces élections vont apporter un changement pour le mieux, que les rues seront refaites et le service d'électricité amélioré", dit-il.


AFP/VNA/CVN

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