14/02/2019 09:16
Le gouvernement français a promis mercredi 13 février un plan d'action pour les villes qui ont subi des dégradations liées au mouvement des "gilets jaunes", qui dure depuis près de trois mois, après une réunion avec des maires de plusieurs grandes villes.
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Le ministre français de l'Économie, Bruno Le Maire (centre), rencontre les maires de plusieurs grandes villes - victimes du mouvement des "gilets jaunes", le 13 février à Paris. Photo: AFP/VNA/CVN

"Nous avons décidé de travailler à un plan d'action global qui permettra de compléter les réponses apportées aux commerçants, qui tiendra compte de l'impact de ces manifestations sur le budget des villes et apportera aussi les réponses sécuritaires nécessaires", a déclaré le ministre de l'Économie Bruno Le Maire.

Un groupe de travail a été mis en place et le ministre reverra "sous 15 jours les représentants des communes pour refaire le point avec elles". L'objectif est que le projet de plan d'action "puisse être transmis au Premier ministre d'ici 15 jours à trois semaines et être mis en œuvre le plus rapidement possible".

Après les élus, les représentants des artisans et commerçants devaient être reçus dans l'après-midi 13 février à Bercy.

Le président de France Urbaine (grandes villes) et maire LR de Toulouse Jean-Luc Moudenc a affirmé de son côté qu'au-delà des mesures de chômage partiel qui ont été prises dans certaines entreprises affectés, "il y a des entreprises qui travaillent maintenant sur des scénarios de licenciement".

Le chômage partiel dû au movement des gilets jaunes a concerné quelque 72.600 salariés dans près de 5.000 entreprises, selon Bercy.

Au nom des maires, M. Moudenc a demandé une "prise en charge totale ou partielle" du coût des dégradations, des charges additionnelles occasionnées (comme le nettoyage de la voirie après les manifestations) et des pertes de recettes pour un total atteignant "une trentaine de millions d'euros".

Cette facture s'élève à plus de 15 millions pour Paris, plus de 4 millions pour Toulouse, plus de 2 millions pour Bordeaux ou encore 700.000 euros pour Dijon, selon le président de l'Association des maires de France et maire LR de Troyes François Baroin.

M. Moudenc a aussi demandé que "les dépenses de fonctionnement engagées pour faire face à la situation soient retirées du périmètre de la contractualisation" des relations entre les communes et l'État. 

AFP/VNA/CVN
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