09/12/2019 17:16
Depuis son inscription par l’UNESCO en 2009 sur la Liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, le chant ca trù (chant des courtisanes) a bénéficié d’un vif regain d’intérêt. Les efforts se sont multipliés pour transmettre le répertoire ancien aux générations plus jeunes et assurer la viabilité de cet art.

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Un numéro du ca trù interprété par la chanteuse Nguyên Thi Nhu Quynh au 2e Concours pour jeunes talents de ca trù tenu au début novembre à Hanoï.
Photo : VNA/CVN


Le chant ca trù est une forme complexe de poésie chantée que l’on trouve dans le Nord du Vietnam et qui utilise des paroles écrites selon des formes poétiques vietnamiennes traditionnelles. Il est transmis aujourd’hui par des musiciens et des passionnés qui s’attachent à exécuter, enseigner et développer la tradition, rendant à cet art ses lettres de noblesse.
 

Fait révélateur, le deuxième Concours pour jeunes talents de ca trù a eu lieu à Hanoï début novembre et comprenait 30 représentations de huit clubs basés à Hanoi. L’événement a vu beaucoup de jeunes enfants s’inscrire comme candidats.


"Je pratique le ca trù depuis quatre ans et je suis tellement passionné par cet art. Je veux en apprendre davantage sur le de ca trù", s’est enthousiamé Nguyên Thuc Trinh, membre du club de ca trù de Lô Khê, district de Dông Anh, Hanoï.


La participation de jeunes chanteurs de ca trù est attribuable aux efforts de Hanoï pour préserver cet art traditionnel. La ville a organisé nombre de spectacles ca trù dans des espaces publics.


"Comme Hanoï abrite de nombreuses attractions touristiques, nous prévoyons d’organiser davantage de spectacles de ca trù afin de cibler à la fois les habitants locaux et les visiteurs", a déclaré Bùi Thi Thu Hiên, directrice adjointe du Département de la culture et des sports de Hanoï.


Bien que les artistes aient fait des efforts remarquables pour transmettre le répertoire ancien aux générations plus jeunes, le ca trù reste exposé à la menace de disparition du fait de la diminution du nombre de praticiens et de leur grand âge.


"Dans notre commune, qui est considérée comme un berceau du ca trù dans le Nord, les jeunes sont très occupés par leurs études, tandis que les artisans âgés ont également du travail à faire. La formation des jeunes à l’art de ca trù est difficile", a partagé Nguyên Van Dam, président du Club de ca trù de Lô Khê, district de Dông Anh, Hanoï.


De nombreux clubs de chanteurs ca trù ont ouvert leurs portes à Hanoï, jetant ainsi une base solide pour la préservation de l’art. Mais ce sont encore les artistes populaires qui sont les plus essentiels. D’où la nécessité de leur donner toutes les clés pour transmettre cet art aux générations suivantes dans de meilleures conditions. 


VNA/CVN

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